Une erreur de la Caisse d’allocations familiales (CAF) a bien failli mener une famille à la faillite, du jour au lendemain. Selon des informations du Parisien relayées par 20 Minutes, la CAF de Seine-et-Marne a soudainement cessé le versement mensuel des allocations à la famille, en leur réclamant également un remboursement de 4 336,57 euros de trop-perçus. Et si elle avait duré plus longtemps, cette situation aurait plongé la famille dans de grandes difficultés.

Tout a commencé en décembre. Toujours selon 20 minutes, la mère reçoit un message indiquant qu’elle ne peut plus bénéficier du complément de libre choix du mode de garde (CMG), en raison du fait que sa fille n’est plus domiciliée chez elle. Mais la mère de famille conteste immédiatement cette décision, et affirme que sa fille réside bien au domicile familial. Malgré sa mobilisation, les droits sont coupés, et la famille perd immédiatement 1 300 euros par mois, sans solution rapide pour y remédier.

Une situation financière critique

Après l’arrêt des versements de la CAF, la famille n’a plus d’autres possibilités que de s’endetter pour survivre. Le couple doit alors emprunter 1 700 euros pour payer l’assistante maternelle, en sollicitant l’aide de ses proches. Mais malgré cela, la famille tombe dans l’engrenage des découverts bancaires, des agios et de la suspension des autres aides, dont la prime d’activité et les allocations familiales.

Finalement, la décision de la CAF s’est révélée être une erreur, la Caisse ayant reconnu une «anomalie technique», tout en ne précisant pas en quoi celle-ci consistait. En attendant, les dettes ont été suspendues, et les prestations non versées ont été régularisées. Mais pour la famille, cette mauvaise expérience reste très marquante. «On aurait pu se retrouver à la rue», explique la mère.