Après EasyJet mi-août, c’est au tour de la compagnie United Airlines de faire face à un incident rarissime, mais qui aurait pu être dramatique. Comme l’a appris Air Journal, deux appareils de la compagnie américaine se sont percutés sur le tarmac de l’aéroport de San Francisco lundi 1er septembre. En pleine manœuvre, et repoussé de sa porte d’embarquement, un Boeing 737 a percuté la queue d’un autre 737, de la même compagnie donc. Le choc fut si brutal que des passagers à bord l’ont décrit «comme un tremblement de terre».

Selon The Independent, le premier appareil qui reculait devait décoller à destination de Denver, quand celui, toujours immobile, devait rejoindre Boston. D’autres témoignages compilés par nos confrères anglais font état de passagers «choqués» après l’incident. Un passager a même écrit sur Reddit : «J’étais en train d’embarquer quand l’avion a tremblé. Les agents de bord nous ont dit de débarquer et l’un des pilotes a dit que nous avions été percutés.»

Une enquête ouverte, pas de blessé

Très rapidement, la Federal Aviation Administration (FAA), l’agence gouvernementale chargée des réglementations et des contrôles concernant l'aviation civile aux États-Unis, a ouvert une enquête pour tenter de déterminer comment ce carambolage a pu avoir lieu. Par chance, aucun passager n’a été blessé, mais de gros dégâts matériels ont été constatés, notamment au niveau des queues. Selon la FAA, l’incident s’est déroulé dans une zone où «les contrôleurs aériens ne communiquent pas avec les vols».

Cette collision a en tout cas semé une petite pagaille à San Francisco un jour de retour de week-end prolongé du Labor Day, la fête du Travail aux Etats-Unis, célébrée chaque premier lundi de septembre. United Airlines n’est pas épargnée par les problèmes ces derniers mois. Cet été, un vol en provenance de Londres et à destination de San Francisco a dû rebrousser chemin en raison de fumées.

En outre, Air Journal indique que mardi 2 septembre, un autre avion de la compagnie a dû faire demi-tour après son décollage. Alors qu’il se dirigeait vers Baltimore, des membres d’équipage ont signalé une odeur de brûlé dans la cabine comme «du plastique chauffé». Tous les voyageurs ont dû être débarqués. Dans les deux cas, aucun blessé, et «les procédures normales d’évacuation et de réacheminement», selon la compagnie.

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