
Il y a quatre ans, l’Allemagne avait annoncé sans grand bruit la livraison de canons antiaériens automoteurs Gepard à l’Ukraine, peu après l’invasion russe. Au début de ce conflit, c’était alors la première grande livraison d’armes lourdes par l’Allemagne, puisée dans ses stocks industriels. Cette décision a ensuite été confirmée par la ministre de la Défense allemande, en avril 2022, Christine Lambrecht.
Depuis cette date, l’Allemagne a livré au moins 55 chars Gepard à l’Ukraine, devenus essentiels dans la défense ukrainienne. Le char Gepard est qualifié de «meilleur tueur de drone» par plusieurs médias ukrainiens, selon Euronews. Et pour l’Ukraine, ces chars sont aujourd’hui indispensables, puisque la Russie tire régulièrement des centaines de drones sur l’Ukraine. Mais grâce au système de défense ukrainien américain, ils sont tous neutralisés.
Un rôle central dans la défense aérienne
Selon l’agence de presse ukrainienne Euromaidan Press, le char Gepard est un pilier de la défense aérienne ukrainienne grâce à son radar et à ses canons de 35 mm, qui lui permettent un volume de tir dense. Autant d’outils qui permettent à l’Ukraine de détruire les drones avec une grande fiabilité, pour un prix bien moins élevé que celui de l’utilisation de missiles de défense aérienne comme le Patriot ou l’IRIS-T. En effet, le Gepard charge des munitions de 35 mm bien moins chères, bien plus adaptées à la destruction de drones en grande quantité.
Autant d’éléments qui expliquent le grand retour du Gepard. L’Allemagne a donc relancé la production du Gepard, via Rheinmetall, qui va lancer la livraison de 180 000 cartouches supplémentaires dès 2026. Pourtant, le char Gepard avait été supprimé des rangs militaires allemands après la guerre froide, en raison de coûts trop élevés. Par ailleurs, il est aussi considéré comme inadapté aux conflits récents, comme au Moyen-Orient. Mais l’essor des drones a changé la vision de la guerre, et a remis la lumière sur cet ancien système de défense.



















