
Un bourdonnement caractéristique, un jaillissement de lumière rouge annonçant des duels de samouraïs futuristes dans une galaxie lointaine, très lointaine : le sabre laser de Dark Vador est aussi mythique que celui qui l'a manipulé dans les films de la saga Star Wars. Au panthéon des méchants de la pop culture, le guerrier sith imaginé par George Lucas à la fin des années 1970 est en effet indissociable de son arme, entrée dans la légende cinéphile – en réalité, lorsque les projecteurs s'éteignaient, un flash d'appareil photo augmenté de pièces de récupération électroniques dont les composantes d'une vieille calculatrice, précise Le Parisien. Et, fixé à ce fatras recyclé de bric et de broc, une simple lame en bois.
Pas de quoi couper une main (même si Luke Skywalker peut témoigner du contraire), mais assez légendaire pour susciter la convoitise des collectionneurs à la recherche de la moindre relique de tournage, prêts à dépenser une fortune pour acquérir ne serait-ce qu'un boulon ayant servi à façonner un robot droïde ou un fragment de l'étoile noire éparpillée façon puzzle. Autant dire que le sabre de Vador fait figure de pièce de choix pour les fans. Et ça tombe bien : l'arme (moins sa lame en bois) sera mise aux enchères en septembre à Los Angeles. Il faudra avoir beaucoup – énormément – économisé pour l'exposer dans son salon, puisque son estimation est d'environ 3 millions de dollars (2,6 millions d'euros). Et à ce prix, on ne peut même pas espérer voir apparaître de faisceau laser ni le "whooosh whooosh" qui va avec.
«Une pièce incroyable de l'histoire du cinéma»
Pour Brandon Alinger, directeur des opérations de la maison de ventes Propstore, «c'est tout simplement une pièce incroyable de l'histoire du cinéma». Cette dernière avait été conservée pendant 40 ans par un particulier aux Etats-Unis et a été authentifiée par des experts ayant comparé les rayures et signes distinctifs de l'objet avec ceux visibles à l'écran dans les scènes de L'Empire contre-attaque et Le Retour du Jedi où l'accessoire a été utilisé par l'acteur David Prowse et le cascadeur Bob Anderson. Désignant une grosse bosse à l'arrière du «sabre», Alinger veut y voir une marque imprimée par la lame en bois de Mark Hamill, interprète de Luke Skywalker.
Si cette vente s'annonce d'ores et déjà très disputée, le commun des stormtroopers ne pourra probablement pas s'offrir ce graal. Il reste la possibilité de se tourner vers un objet moins onéreux, comme le «flashouilleur» utilisé par Will Smith et Tommy Lee Jones dans Men in black, et dont l'affichage LED fonctionne parfaitement bien. Son prix final pourrait atteindre 150 000 dollars. Une broutille.



















