
C’est une scène d’une grande brutalité à laquelle ont assisté des passants dans le XI arrondissement de Paris. Alors qu’elle marchait dans les rues de la capitale en compagnie de son compagnon, la fille d’un investisseur en bitcoins a échappé de peu à un enlèvement par plusieurs hommes cagoulés. Les images de l’agression, diffusées au JT de 13h de TF1, ont suscité une vague de colère parmi les entrepreneurs, à commencer par Eric Larchevêque.
Bien connu du grand public pour faire partie des investisseurs de l’émission Qui veut être mon associé ? sur M6, l’entrepreneur n’a pas hésité à faire partager son coup de gueule sur les réseaux sociaux. «Nous avons tous le droit de vivre en paix. Et nous n’avons pas à nous excuser de réussir», a-t-il lancé, tout en dénonçant «les affaires sordides d’enlèvements» qui se multiplient ces derniers mois, rapporte TF1 Info.
Halte à la mexicanisation de la France.
— Eric Larchevêque (@EricLarch) May 13, 2025
Depuis plusieurs mois, les affaires sordides d’enlèvements et de tentatives d’enlèvement se multiplient. En plein jour. En plein Paris. Sous les yeux de tous.
Ce matin encore, une mère de famille de 34 ans, accompagnée de son enfant de…
Des criminels qui n’ont plus aucune limite
Cofondateur de l’entreprise Ledger spécialisée dans les cryptomonnaies, Eric Larchevêque avait lui-même été touché de loin par ces affaires. Le 21 janvier dernier, son associé, David Balland, avait en effet été enlevé avec sa compagne à son domicile dans le Cher avant d’être séquestré. Ses ravisseurs lui avaient alors mutilé un doigt qu’ils avaient envoyé par vidéo à son associé tout en lui demandant une rançon en cryptomonnaie en échange de sa libération. «Ces criminels n’ont plus aucune limite. Ni morale, ni peur. Même pas celle de la réclusion à perpétuité», a fustigé Eric Larchevêque tout en dénonçant un laxisme judiciaire aujourd’hui devenu la norme.
«Aujourd’hui, réussir en France, que ce soit dans les crypto-actifs ou ailleurs, c’est se coller une cible dans le dos», a ajouté l’entrepreneur de 51 ans dans son post. Mettant sur la table la possibilité pour les talents et les entrepreneurs de quitter la France pour se protéger de telles attaques, Éric Larchevêque a en outre fustigé un modèle à bout de souffle. «Le laxisme judiciaire est un échec. L’idéologie de la réinsertion automatique, sans sanction forte, n’a produit que le chaos», dit-il. Désormais, pour ce dernier, il est temps de revenir à des principes clairs pour stopper ces actes de violence : «une justice rapide, ferme et lisible. Pas de promesses. Des actes. Pas d’effets d’annonces. Des résultats.»


















