C’est une bonne nouvelle, mais qui ne suffit pas toutefois. En 2025, le déficit public français s’est établi à 5,1 % du PIB, soit un recul de 0,7 % par rapport à 2024, mais surtout bien en dessous des anticipations du ministère de l’Économie qui prévoyait un déficit public à 5,4 %. Ce recul est largement dû à la hausse des recettes fiscales, notamment sur les impôts sur le revenu et sur le patrimoine. Par ailleurs, la dette publique est aussi en recul en 2025, elle s’élève à 115,6 % du PIB.

Invité sur TF1, le ministre des Comptes publics David Amiel s’est donc félicité de ce résultat, et a salué des «efforts collectifs» qui «commencent à payer». Pour lui, la direction visant à maintenant la réduction du déficit doit absolument être maintenue. Désormais, le gouvernement vise un déficit public à un niveau proche de 5 % en 2026. Mais du côté de Matignon, la prudence est encore de mise, le contexte économique actuel étant incertain.

«Pas de cagnotte» pour 2026

Toutefois, cette amélioration du déficit public ne pourra pas être maintenue si gouvernement se lance dans le versement de nouvelles aides financières. Le ministre des Comptes publics a d’ailleurs fermé la porte à cette éventualité. «La cagnotte, c’est quand il n’y a pas de déficit», assure-t-il. En effet, selon le ministre chaque dépense effectuée devra être compensée «à l’euro près» par une autre recette, c’est-à-dire par l’annulation d’une autre dépense prévue à l’origine.

En effet, l’amélioration du déficit public de 2025, est très majoritairement due à la hausse des prélèvements, qu’il s’agisse des impôts courants sur le revenu ou sur le patrimoine, de 6,6 % sur l’ensemble de l’année. Mais les dépenses, elles, n’ont pas été réduites de manières significatives. Par ailleurs, le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février, change la situation et les prévisions. Avec la flambée des prix des hydrocarbures, un nouveau facteur pèse sur les recettes fiscales.