Quelle est la définition du développement durable ?

Définition de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement

Le développement durable est défini comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs » (rapport Brundtland, publié en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement).

Notions fondamentales

À travers cette définition, le développement durable introduit deux notions fondamentales :

  • la notion de « besoins » ;
  • la notion de « limitation des techniques et de l’organisation sociale sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir ».

Le rapport du Club de Rome

Cette réflexion rejoint également des travaux antérieurs, comme le rapport du Club de Rome (The Limits to Growth, 1972), qui a contribué à mettre au débat public la question de la soutenabilité des trajectoires de croissance face aux contraintes physiques et écologiques.

La notion de « besoins »

La notion de besoins renvoie en priorité aux besoins essentiels des populations. Il s’agit des conditions indispensables à une vie digne : accès à l’alimentation, à l’eau potable, à la santé, à l’éducation, au logement et à l’énergie. Le développement durable ne vise pas d’abord la satisfaction de désirs illimités, mais la réponse équitable aux besoins fondamentaux.

La notion de « limitation »

La seconde notion fondamentale concerne les limites imposées par l’état des techniques et de l’organisation sociale à la capacité de l’environnement à répondre aux besoins présents et futurs. Elle souligne que :

  • les ressources naturelles sont finies ou difficilement renouvelables ;
  • les capacités de régénération des écosystèmes sont limitées ;
  • les choix technologiques, économiques et sociaux peuvent accentuer ou réduire la pression exercée sur l’environnement.

Le développement durable dans la construction européenne

La montée en puissance du développement durable doit être replacée dans le contexte de la construction européenne (traité de Maastricht, 1992). Les membres de l’UE ont ainsi pu croître, mais sont confrontés aux limites d’un modèle centré sur la performance.

Quels sont les trois piliers du développement durable ?

Le développement durable doit reposer sur une responsabilité collective : il suppose une maîtrise des modes de production et de consommation afin de ne pas compromettre les possibilités de développement des générations futures.

Les trois piliers du développement durable

La notion de développement durable est formalisée pour la première fois en 1987 dans le rapport Our Common Future (rapport Brundtland), puis consolidée lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro (1992), organisé sous l’égide des Nations unies. Ce sommet établit explicitement trois piliers indissociables : économique, social et environnemental.

Le pilier économique : une croissance viable et responsable

Le pilier économique vise à assurer une croissance économique durable, c’est-à-dire capable de créer de la richesse et de l’emploi sans compromettre les ressources nécessaires aux générations futures. Il repose notamment sur :

  • une utilisation efficiente des ressources naturelles et financières ;
  • le développement de modèles économiques soutenables (économie circulaire, innovation responsable, transition énergétique) ;
  • la recherche de stabilité économique à long terme, en évitant les logiques de croissance fondées sur la surexploitation ou l’endettement écologique.

Dans les cadres actuels (Objectifs de développement durable adoptés en 2015), ce pilier intègre aussi la responsabilité des entreprises, la finance durable et l’évaluation extra-financière.

Le pilier social : l’équité et la cohésion à long terme

Le pilier social met l’accent sur la justice sociale, l’égalité et la satisfaction des besoins des populations, dans une perspective durable. Il implique la lutte contre la pauvreté et les inégalités, l’accès universel à l’éducation, à la santé, au logement et au travail décent et la promotion de la cohésion sociale, des droits de l’homme et de la participation citoyenne.

Le développement durable ne peut être atteint si la croissance économique bénéficie seulement à une partie de la population ou engendre des formes d’exclusion structurelle.

Le pilier environnemental : la protection des écosystèmes

Le pilier environnemental vise à préserver les équilibres écologiques indispensables à la vie humaine et non humaine. Il repose sur :

  • la préservation de la biodiversité et des écosystèmes ;
  • la lutte contre le changement climatique ;
  • la gestion durable des ressources naturelles (eau, sols, forêts, océans) ;
  • la réduction des pollutions et des émissions de gaz à effet de serre.

Ce pilier est historiquement central : c’est la dégradation accélérée de l’environnement qui a rendu nécessaire l’émergence du concept de développement durable.

Des piliers interdépendants

Ces trois piliers sont interdépendants : aucun ne peut être privilégié durablement au détriment des autres. Le développement durable se définit précisément comme la recherche d’un équilibre dynamique entre efficacité économique, justice sociale et préservation de l’environnement, à l’échelle locale comme mondiale.

Comprendre le terme « durable »

L'adjectif « durable » n’est pas un simple terme au sens rhétorique : il signale une exigence de long terme (dans le temps) et de soutenabilité (dans les ressources), qui oblige à articuler environnement, société et économie au lieu de les traiter séparément.

Quel est le but du développement durable ?

Se développer tout en protégeant la planète et ses habitants

Le but est inscrit dans sa définition : il s’agit de permettre aux générations actuelles de vivre dans un environnement qui répond à leurs besoins, tout en préservant cet environnement pour que les générations futures puissent, à leur tour, avoir les possibilités de répondre à leurs besoins. Dans les faits, cela se traduit par les objectifs suivants.

Lutter contre la pauvreté dans le monde

Le développement durable doit garantir au plus grand nombre un emploi et l’exercice d’une activité économique dignement rémunérée. Tout en veillant à ce que les activités humaines s’opèrent sans préjudice pour l’homme et dans le respect de la nature. Cela doit passer par des approches économiques alternatives, telles que :

  • l’économie sociale et solidaire ;
  • l’économie circulaire ;
  • les modèles de relocalisation productive ;
  • les approches fondées sur la sobriété et la transition écologique ;
  • etc.

Garantir une équité sociale

Dans un contexte de réduction des inégalités et de maintien de la cohésion sociale, chaque être humain doit pouvoir avoir accès aux ressources et services de base (la santé, le logement, l’éducation, etc.). Au-delà de l’accès matériel, il s’agit aussi de favoriser la réduction des discriminations et la participation de tous à la vie économique et politique.

Limiter l’impact des activités humaines sur la planète

Enfin, le développement durable vise à réduire l’empreinte environnementale des activités humaines, afin de préserver les conditions mêmes de la vie sur Terre. Il repose sur la reconnaissance du fait que la planète dispose de capacités limitées, et que le maintien d’un environnement sain est une condition indispensable du développement humain présent et futur.

Pourquoi le développement durable est-il important ?

L’enjeu principal du développement durable est de concilier la croissance économique, la réduction des inégalités sociales et la préservation de l’environnement, afin de garantir des conditions de vie dignes et soutenables pour les générations actuelles et futures.

Définir les politiques publiques

Face aux défis contemporains (dérèglement climatique, érosion de la biodiversité, accroissement des inégalités sociales et économiques, épuisement des ressources naturelles), le développement durable apparaît comme un cadre de référence essentiel pour orienter les politiques publiques, les activités économiques et les comportements individuels.

Préserver la biodiversité et les écosystèmes

La biodiversité constitue un fondement indispensable de la vie humaine. Le développement durable vise à protéger les écosystèmes, limiter l’artificialisation des sols et préserver les espèces animales et végétales. La conservation de la nature est essentielle non seulement pour des raisons écologiques, mais aussi pour la sécurité alimentaire.

Promouvoir une agriculture et une alimentation responsables

Le développement durable encourage des systèmes agricoles plus respectueux de l’environnement et des êtres humains. Cela passe notamment par :

  • la réduction de l’usage des intrants chimiques ;
  • la préservation des sols et des ressources en eau ;
  • le développement de pratiques inspirées de l’agroécologie.

Une alimentation durable vise également à garantir la sécurité alimentaire, tout en limitant les impacts environnementaux et sanitaires des modes de production et de consommation.

Développer des énergies durables

La transition énergétique constitue un enjeu central du développement durable. Il s’agit de réduire la dépendance aux énergies fossiles, développer les énergies renouvelables et améliorer l’efficacité énergétique. Ces orientations sont indispensables pour lutter contre le changement climatique et assurer un accès équitable et durable à l’énergie.

Défendre les droits humains et réduire les inégalités

Le développement durable repose sur le respect des droits fondamentaux de l’homme et la lutte contre toutes les formes d’inégalités. Il vise l’accès universel à l’éducation, à la santé et au logement, l’égalité entre les femmes et les hommes, et la protection des populations les plus vulnérables.

Favoriser une meilleure répartition des richesses

Une croissance économique durable suppose une répartition plus équitable des richesses, tant au sein des États qu’à l’échelle mondiale. Le développement durable cherche ainsi à :

  • réduire les écarts de revenus ;
  • lutter contre la pauvreté …
  • promouvoir des modèles économiques plus inclusifs.

Encourager une consommation et une production responsables

Enfin, le développement durable implique une remise en question des modes de consommation actuels. Il encourage :

  • la réduction du gaspillage ;
  • la sobriété dans l’usage des ressources ;
  • le développement de produits durables et réparables.

Ces changements sont nécessaires pour diminuer la pression exercée par les activités humaines sur la planète.

Comment le développement durable participe à la protection de l’environnement ?

La déforestation, la pollution et la perte de biodiversité menacent la stabilité des écosystèmes. Adopter des pratiques durables permet de réduire son empreinte carbone, de préserver les habitats, et de combattre le changement climatique. Pour répondre à ces enjeux, le développement durable peut s’appuyer sur plusieurs principes précis.

Le principe de solidarité

Le principe de solidarité repose sur l’idée que la protection de l’environnement est une responsabilité partagée, à la fois entre les pays, compte tenu des inégalités dans les dégradations environnementales, mais aussi entre les peuples, car les atteintes à l’environnement dépassent les frontières nationales, et les générations.

Ce principe implique une coopération internationale renforcée, notamment en matière de lutte contre le changement climatique, de préservation de la biodiversité et de gestion durable des ressources naturelles.

Le principe de précaution

Le principe de précaution affirme que l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte à l’inaction lorsque des risques graves ou irréversibles pour l’environnement ou la santé humaine sont identifiés. Il conduit à :

  • anticiper les impacts environnementaux des décisions publiques et privées ;
  • limiter ou encadrer certaines activités potentiellement dangereuses ;
  • privilégier des choix technologiques et économiques moins risqués pour les écosystèmes.

Ce principe est central dans les politiques environnementales contemporaines, notamment en matière de pollution, de substances chimiques ou de biotechnologies.

Le principe de participation

La protection de l’environnement ne peut être efficace sans l’implication active de l’ensemble de la société. Chaque individu a un rôle à jouer. Les citoyens doivent donc avoir accès à l’information environnementale, tandis que la participation aux processus de décision renforce la légitimité et l’efficacité des politiques environnementales.

Ce principe encourage une prise de conscience collective et encourage des changements de comportements durables à l’échelle individuelle et collective.

Le principe de responsabilité

Le principe de responsabilité repose sur l’idée que chacun doit assumer les conséquences environnementales de ses actes. Il s’oppose à toute logique d’impunité face aux atteintes portées à la nature. Il implique notamment :

  • que les acteurs économiques, publics et privés de la société, répondent des dommages causés à l’environnement ;
  • que les coûts environnementaux soient intégrés dans les décisions économiques ;
  • que les comportements contraires aux objectifs du développement durable puissent faire l’objet de sanctions ou de réparations.

Ce principe est étroitement lié à celui du « pollueur-payeur » et constitue un levier essentiel pour la protection durable des écosystèmes.

Quels sont les objectifs de développement durable (ODD) de l’Agenda 2030 ?

Un programme adopté par l’ONU

En septembre 2015, les 193 États membres de l’Organisation des Nations unies ont adopté, lors du Sommet des Nations unies sur le développement durable à New York, un programme universel intitulé Agenda 2030 pour le développement durable. Ce programme constitue un cadre d’action mondial, applicable à l’ensemble des pays.

Bref historique de l’Agenda 2030

L’Agenda 2030 s’inscrit dans la continuité des engagements internationaux antérieurs en matière de développement :

  • 1992 : Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, qui pose les bases du développement durable.
  • 2000-2015 : adoption des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), centrés sur la réduction de la pauvreté dans les pays en développement.
  • 2012 : Conférence Rio+20 (L’Avenir que nous voulons), qui lance le processus de définition des nouveaux objectifs.
  • 2015 : adoption de l’Agenda 2030, élargissant l’approche à des dimensions économiques, sociales, environnementales et institutionnelles, et affirmant le principe d’universalité.

L’Agenda 2030 marque ainsi un changement d’échelle et d’ambition, en intégrant pleinement la durabilité environnementale, la lutte contre les inégalités et la gouvernance.

Les ODD : 17 objectifs de développement durable

L’Agenda 2030 définit 17 Objectifs de Développement Durable (ODD), déclinés en 169 cibles et accompagnés d’indicateurs de suivi. Ils couvrent un large éventail de domaines, notamment :

  • le climat ;
  • la biodiversité ;
  • l’égalité des genres ;
  • l’éducation ;
  • la prospérité économique, etc.

Liste détaillée des ODD

Ces objectifs sont indivisibles et interdépendants : les progrès réalisés dans un domaine conditionnent ceux des autres. Voici la liste détaillée des ODD :

  • Pas de pauvreté.
  • Faim « zéro ».
  • Bonne santé et bien-être.
  • Éducation de qualité.
  • Égalité entre les sexes.
  • Eau propre et assainissement.
  • Énergie propre et d’un coût abordable.
  • Travail décent et croissance économique.
  • Industrie, innovation et infrastructure.
  • Inégalités réduites.
  • Villes et communautés durables.
  • Consommation et production responsables.
  • Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques.
  • Vie aquatique.
  • Vie terrestre.
  • Paix, justice et institutions efficaces.
  • Partenariats pour la réalisation des objectifs.

Importance des ODD

Les ODD constituent aujourd’hui la référence internationale en matière de développement durable. Ils servent de cadre aux politiques publiques nationales et locales, aux stratégies des organisations internationales, aux actions des entreprises, des ONG et de la société civile. L’Agenda 2030 repose sur une logique de coopération mondiale.

Quelles sont les actions de l’Agenda 2030 pour la France ?

Stratégie de développement durable de Paris

Pays historiquement associé aux droits de l’homme, la France occupe une place centrale dans la promotion du développement durable. Son engagement s’inscrit dans une trajectoire ancienne, depuis le rapport Brundtland (1987), qui a contribué à une prise de conscience internationale des limites à la croissance.

Une vision globale à mettre en avant

Dès 2007, avec le Grenelle de l’environnement, puis à travers la Stratégie nationale de développement durable et la Stratégie française pour l’Agenda 2030, la France affirme une vision globale, cherchant à articuler économie, social et environnement (souvent représentés sous la forme d’un diagramme de Venn, illustrant l’intégralité des enjeux).

Agir pour une transition juste

En luttant contre les discriminations et les inégalités et en garantissant l’accès aux mêmes droits, opportunités et libertés à toutes et à tous. Cet objectif vise à garantir à l’ensemble de la population :

  • un accès équitable aux droits fondamentaux ;
  • des opportunités économiques et sociales comparables ;
  • la protection des plus vulnérables face aux effets de la crise écologique.

Il s’agit de faire en sorte que les transformations nécessaires en faveur du développement durable ne se traduisent pas par de nouvelles injustices, mais qu’elles bénéficient à l’ensemble de la population mondiale, y compris dans les pays du Sud, particulièrement exposés.

Transformer le modèle sociétal

Dans le cadre de l’Agenda 2030, la France doit transformer en profondeur son modèle de développement afin de tenir compte des limites à la croissance fondée sur la surexploitation des ressources naturelles. Cette transformation repose notamment sur :

  • la sobriété carbone ;
  • l’efficacité énergétique ;
  • l’économie circulaire ;
  • la réduction de l’empreinte écologique.

Elle s’inscrit dans le respect du principe de précaution, qui impose d’anticiper les risques. Cette orientation répond directement aux engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris (2015).

Mettre en place un système de formation et d’éducation

La réussite de l’Agenda 2030 repose sur l’implication active des citoyens. C’est pourquoi l’éducation et à la formation au développement durable sont au cœur du processus de transition. Ce système vise à :

  • renforcer la compréhension des enjeux environnementaux, sociaux et économiques ;
  • favoriser l’adoption de comportements responsables ;
  • accompagner les transitions professionnelles liées aux mutations écologiques.

L’éducation contribue ainsi à une prise de conscience collective, indispensable pour inscrire les changements de modes de vie et répondre à l’intégralité des enjeux de l’Agenda 2030.

Impliquer les citoyens dans l’atteinte des objectifs

Au-delà de l’éducation, la France doit encourager la participation citoyenne à travers le débat public, la concertation locale et l’engagement associatif et territorial. L’Agenda 2030 est conçu comme un projet de société partagé, dans lequel chaque individu peut contribuer.

Porter sa voix sur la scène européenne et internationale

Enfin, la France s’engage à porter les principes de l’Agenda 2030 au niveau européen et international. Elle agit aux côtés des organisations internationales et des chefs d’État pour :

  • encourager la coopération en matière de développement durable ;
  • soutenir les pays les plus vulnérables ;
  • œuvrer à la paix, à la solidarité et à la stabilité mondiale.

Cette action internationale s’inscrit dans une continuité diplomatique affirmée et repose sur l’idée que la réponse à la crise écologique et sociale ne peut être que collective et globale.

Comment favoriser le développement durable ?

Cela suppose d’adopter une vision globale et de long terme, capable de prendre en compte toutes les dimensions du développement. Cette vision repose sur l’idée que les activités humaines doivent être pensées selon leurs impacts sur la population mondiale et sur les équilibres naturels.

Intégrer le principe de précaution dans les décisions

Le principe de précaution constitue un levier essentiel du développement durable. Il implique que toute décision publique ou privée prenne en compte les risques potentiels pour l’environnement et la santé, même en l’absence de certitudes scientifiques. Sa mise en œuvre permet d’anticiper les dommages irréversibles.

Mesurer et réduire l’impact environnemental

Favoriser le développement durable passe par l’évaluation des impacts des activités humaines, notamment à travers l’empreinte carbone. Cette démarche repose sur des indicateurs environnementaux précis, permettant de mesurer les émissions de gaz à effet de serre, la consommation de ressources ou la production de déchets.

La mise en œuvre de politiques fondées sur ces indicateurs favorise une réduction progressive des pressions exercées sur les écosystèmes.

Entreprise et développement durable

Les entreprises sont appelées à intégrer le développement durable au cœur de leur stratégie, en associant l’ensemble de leurs parties prenantes. Cette mise en œuvre concrète suppose la prise en compte des enjeux dans les décisions de dimension économique, afin de concilier performance et responsabilité.

Mobiliser les citoyens et les acteurs publics

Le développement durable ne peut progresser sans l’implication active des citoyens, des pouvoirs publics et de tous les acteurs de la société. L’éducation et la participation démocratique favorisent une prise de conscience collective des enjeux liés à la population mondiale et à la préservation des ressources.

Coopérer à l’échelle nationale et internationale

Favoriser le développement durable implique une coopération renforcée entre les États, les collectivités, les entreprises et la société civile. Les défis dépassent les frontières et nécessitent des réponses coordonnées, conformément aux objectifs définis par l’Organisation des Nations unies.

En résumé

Favoriser le développement durable revient à articuler vision, responsabilité et action concrète. En combinant principe de précaution, participation de tous et engagement collectif, il devient possible de réduire l’empreinte environnementale des sociétés humaines et de répondre durablement aux besoins de la population mondiale.

Le développement durable : un projet de société

L’avenir du développement durable

Le développement durable constitue avant tout un projet de société, fondé sur une transformation progressive des modes de production, de consommation et de gouvernance. Face à l’ampleur des crises environnementales et sociales, l’enjeu n’est plus seulement d’énoncer des objectifs, mais d’en assurer la traduction concrète.

Critiques et reproche de greenwashing

Le développement durable fait l’objet de critiques récurrentes par les parties prenantes. L’une d’elles concerne l’ambiguïté du terme « développement », associé à une logique de croissance. Certains dénoncent le risque de greenwashing, lorsqu’il est invoqué à des fins de communication.

Par ailleurs, la tension entre dimension économique et soutenabilité écologique demeure un point de débat central, tout comme la difficulté de mise en œuvre concrète des objectifs en raison de leur nombre, de leur interdépendance et des inégalités entre États.