«Le feuilleton». C’est ainsi que Germinal Peiro, le président du conseil départemental de la Dordogne, appelle le projet de contournement de Beynac, «plus beau village de France» cramponné à sa falaise ocre à l’aplomb de la rivière. Le «feuilleton» a été interrompu par la justice administrative voilà presque quatre ans, et pourtant, son budget n’en finit pas de grever les finances de l’une des collectivités les plus endettées de France : 26,5 millions d’euros de travaux réalisés et voués à la démolition, notamment deux piles de pont plantées dans le lit du fleuve ; une pénalité de près d'1,9 million d'euros pour ne pas avoir remis le site en état, malgré les injonctions des magistrats ; et une note salée en prévision pour la destruction des piles entre 8 et 14 millions.

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