
Depuis janvier, la Ligue 1 doit faire face à un nouveau séisme télévisuel. DAZN, actuel détenteur des droits de diffusion du championnat, n’a versé que la moitié des 70 millions d’euros dus à la Ligue de football professionnel (LFP). Une situation qui fragilise financièrement les clubs, dont les budgets reposent en grande partie sur les revenus tirés des droits audiovisuels.
Dans ce contexte d’incertitude, Vincent Labrune, président de la LFP, a multiplié les appels du pied à Canal+, diffuseur historique du championnat. «Si demain, Canal+ souhaite diffuser la L1 à sa juste valeur, ils seront évidemment les bienvenus», a-t-il déclaré dans une interview accordée à L’Équipe.
Une réponse sans appel de Canal+
Mais cette main tendue est restée lettre morte. Dans les colonnes du Figaro, le président du directoire du groupe Canal+, Maxime Saada, a opposé une fin de non-recevoir à tout retour du diffuseur dans le football français. «Les conditions ne sont absolument pas réunies pour un retour de Canal+ dans ce dossier» a-t-il affirmé. En parallèle, Maxime Saada a adressé un message de soutien à Philippe Diallo, président de la Fédération française de football (FFF), qui, bien que concernée par l'avenir du football professionnel, ne joue pas un rôle direct dans les négociations des droits télévisés domestiques.
Comme le rappelle Ouest France, ce désengagement trouve son origine dans un divorce houleux avec la LFP en 2021, lorsque la Ligue avait attribué les droits TV à Amazon Prime Video au détriment de Canal+. Un passif qui continue de peser lourdement sur les relations entre les deux parties.
Quel avenir pour la Ligue 1 ?
Le refus de Canal+ complique encore davantage la situation pour la LFP. Si DAZN ne respecte pas ses engagements financiers, la Ligue 1 risque de se retrouver sans diffuseur principal dès la saison prochaine, une perspective inquiétante pour les clubs et l’avenir économique du championnat.
Capital appartient à Prisma Media, une filiale du groupe Vivendi, qui détient également Canal+.


















