
Il fait sa rentrée ce lundi 1er septembre. Le programme Evars d’éducation à la vie affective et sexuelle entre en vigueur cette semaine dans les écoles maternelles, élémentaires, les collèges et les lycées. La loi Aubry du 4 juillet 2001 imposait déjà trois séances par an d’éducation à la sexualité. Mais dans les faits, cette loi n’était appliquée que partiellement. En effet, moins de 15% des élèves ont bénéficié d’éducation à la sexualité entre 2018 et 2021 selon un rapport de 2021 réalisé par l’inspection générale de l’éducation du sport et de la recherche rapporté par le Cese (Conseil économique, social et environnemental)
L’objectif de ce nouveau programme est donc de mieux encadrer l’application de cette loi. Pour autant, le programme compte plusieurs opposants. En mars, la FSU (Fédération syndicale unitaire), la première fédération syndicale de l’enseignement, a interpellé la ministre de l’Education nationale, Elisabeth Borne, sur les «attaques croissantes de l'extrême droite et des réactionnaires» contre l’Evars, dénonçant notamment des campagnes de «distribution de tracts» ainsi que des «menaces» contre le personnel enseignant. Quelques jours avant le retour en classe, le 27 août, lors de la traditionnelle conférence de rentrée scolaire, Elisabeth Borne a redit qu’elle n’accepterait «aucune contestation d’enseignement, aucune menace, aucune violence».
Des séances pour apprendre à mieux connaître son corps
Le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité prévoit trois séances par an adaptées à chaque âge et dont le contenu varie selon le niveau des élèves. L’Education nationale liste tout de même des objectifs communs du programme valables pour l’ensemble des élèves : «transmettre des valeurs fondamentales, telles que le respect de soi et des autres», «prévenir les discriminations», «promouvoir l’égalité entre les garçons et les filles et lutter contre les stéréotypes» ainsi que «lutter contre les violences et le harcèlement en renforçant la capacité des enfants à demander de l’aide».
Pour les enfants scolarisés à l’école maternelle et élémentaire, les apprentissages portent sur la vie affective et relationnelle. La sexualité est un thème abordé seulement à partir du second degré. Pour ces élèves, les objectifs sont notamment d’apprendre à se connaître et à connaître son corps ainsi que de respecter les autres et de favoriser le vivre ensemble. Les élèves apprendront à comprendre le consentement via des «ateliers autour de situations du quotidien», illustre le ministère.
À partir du collège, des connaissances sur la sexualité et la santé, sur la reproduction, la contraception et la prévention des IST (infections sexuellement transmissibles) seront transmises aux élèves. Les objectifs sont aussi de lutter contre les discriminations en sensibilisant aux stéréotypes notamment de genre ainsi que de prévenir les violences sexuelles et le harcèlement.
Du côté du personnel enseignant, un parcours d'autoformation en ligne est à disposition. Le ministère de l’Education nationale s’est engagé à organiser de nouvelles formations à compter du second trimestre 2025 afin d’accompagner au mieux les enseignants dans l’application de ce nouveau programme



















