
Soulagement pour les enseignants. Selon un document consulté par BFM Business et communiqué par le ministère de l’Éducation nationale aux syndicats d’enseignants, l’ampleur des suppressions de postes à la rentrée scolaire 2026 sera moins étendue que prévu. En comparaison des 4 032 suppressions de postes initialement prévues, ce sont seulement 3 256 postes qui seront concernés. Plus de 800 postes d’enseignants seront finalement conservés.
En premier lieu, c’est l’enseignement primaire qui est le plus touché. À ce niveau, 1 891 postes seront supprimés, alors que l’enseignement secondaire ne verra que 1 365 postes supprimés. Mais ces 338 postes sauvés dans le premier degré ne correspondent en fait qu’au «nombre de stagiaires non utilisés comme moyens d’enseignement», selon Aurélie Gagnier, co-secrétaire générale et porte-parole de la FSU-SNUipp. Un «calcul d’apothicaire» selon elle. Par ailleurs, il reste désormais difficile de prévoir le nombre de lauréats des concours recrutés dès la licence qui ne pourront pas être affectés dans des classes rapidement.
Des inquiétudes persistantes
Dans le second degré, l’inquiétude est la même. À ce niveau, 438 postes ont été supprimés par rapport à ce qui était initialement prévu. Mais pour Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU, ces suppressions sont surtout une manière de masquer le manque de lauréats aux concours.
Le choix est en tout cas justifié par le ministère par la baisse constante de la natalité, mais ce motif est vivement critiqué par les syndicats. «La démographie ne peut pas être le seul baromètre» martèle Aurélie Gagnier, qui rappelle que supprimer des enseignants, cela veut aussi dire supprimer des classes, augmenter les effectifs par classe mais aussi parfois fermer des écoles et obliger les élèves à devoir faire davantage de trajet pour se rendre à l’école. Et dans le secondaire aussi, les conséquences sont très visibles aussi, les classes sont plus chargées et les options proposées plus rares.


















