Après le ministère, place à la scène. L’ancien garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, fera son retour sur les planches. L’ex-ministre de la Justice a en effet annoncé, dimanche 8 décembre, dans le journal Le Parisien, qu’il jouera dans une pièce, intitulée J’ai dit oui ! au théâtre Marigny à Paris à partir du 1erfévrier. Dans ce one man show, qu’il a coécrit avec Philippe Lellouche, Eric Dupond-Moretti racontera son passage place Vendôme et réglera aussi quelques comptes.

«Je me suis dit qu’il serait utile et intéressant de décrire ce que sont le travail d’un ministre et les difficultés auxquelles il est confronté», explique-t-il à nos confrères. «Le réflexe, comme citoyen, c’est de dire : Y’a qu’à, faut qu’on. Mais comme ministre, il y a ce qu’on veut faire et ce qu’on peut faire. Et puis, on appartient à une équipe, il faut prendre en compte les positions des uns et des autres», poursuit-il. Déjà en 2019, le ténor du barreau était monté su scène pour narrer son expérience d’avocat star.

Ses premiers pas, ses réussites et ses colères

En septembre dernier, après avoir passé quatre ans au ministère de la Justice, Eric Dupond-Moretti avait laissé sa place à Didier Migaud. Un départ qui lui a permis de retrouver son chez lui à Nice, de voyager en Italie, au Québec, et aussi de s’atteler à l’écriture de ce spectacle. Dans J’ai dit oui ! (en référence à sa décision de se lancer en politique), l’ex-garde des Sceaux promet de raconter «ses premiers pas, ses moments de joie comme ses phases de découragement, ses réussites (budgets en hausse, procès filmés) et ses colères».

Selon Le Parisien, Eric Dupond-Moretti devrait également aborder «l’épreuve des perquisitions dans son bureau (des policiers avaient ouvert un vieux coffre à la disqueuse) et son procès devant la Cour de justice de la République (qui l’a relaxé), la pression médiatique, le travail au parlement, sa campagne ratée aux régionales dans les Hauts-de-France où il voulait faire trébucher le RN».

Si sur l’affiche de sa pièce, il porte une chemise blanche et pull bleu foncé à col rouge, celui qui fut surnommé «Acquitator» revêtira-t-il un jour de nouveau sa robe d’avocat ? La Haute autorité sur la transparence de la vie publique (HATVP) avait estimé en septembre dernier que l’ancien ministre de la Justice doit «observer» une «prudence toute particulière (…) dans le choix de ses clients» afin d’éviter tout risque de «prise illégale d’intérêts», liée à ses anciennes fonctions. Autre voie envisagée, selon nos confrères, celle de la création d’une société de conseil.