Donald Trump a signé, le 29 avril dernier, un décret qui va permettre aux constructeurs automobiles produisant sur le territoire américain d'éviter le paiement du cumul de droits de douane sur les pièces importées. «Nous voulons simplement les aider pendant cette période de transition», a expliqué le président américain, qui leur a également accordé un allègement temporaire. Comme le rappelle le Huffington Post, depuis le début du mois, tous les véhicules importés aux Etats-Unis sont taxés à 25 %, fragilisant les constructeurs américains qui ont implanté des usines au Mexique et au Canada.

Avec ce décret, Washington accorde une forme de sursis au secteur automobile national. Les constructeurs américains seront ainsi exemptés d'autres taxes douanières, telles que celles appliquées sur l'acier ou l'aluminium. Donald Trump a également mis en place un dispositif temporaire pour réduire la facture douanière des constructeurs produisant et vendant leurs véhicules aux Etats-Unis. Le décret précise qu'il s’agit de «protéger la sécurité nationale en incitant la production automobile sur le territoire national et en réduisant la dépendance américaine à l’égard des importations de véhicules étrangers et de leurs pièces détachées».

Ford et General Motors se disent soulagés

Parmi les principaux concernés, l'entreprise Ford, par la voix de son patron, Jim Farley, «salue et apprécie ces décisions du président Trump, qui vont aider à alléger l’impact des droits de douane sur les constructeurs automobiles, les fournisseurs et les consommateurs». Le constructeur «considère les politiques encourageant les exportations et assurant une chaîne d’approvisionnement à coûts abordables pour pouvoir promouvoir davantage de croissance nationale comme essentielles».

Mary Barra, à la tête de General Motors, a salué «le soutien du président Trump envers l’industrie automobile et les millions d’Américains qui dépendent de nous». Le ministre du Commerce, Howard Lutnick, s'est exprimé sur le Wall Street Journal : «Cet accord sera une victoire majeure pour la politique commerciale du président en récompensant les entreprises qui produisent déjà sur le territoire américain, tout en offrant une piste aux fabricants qui ont exprimé leur volonté d’investir en Amérique et de développer la production nationale».