Regain de tensions entre la Russie et l’Ukraine : ce lundi 29 décembre, Moscou a accusé Kiev d’avoir mené une attaque de drones sur la résidence de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod, au niveau de Valdaï. Volodymyr Zelensky a immédiatement qualifié cette déclaration de «mensonge». Selon le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, 91 drones auraient été lancés par Kiev durant la nuit. Tous auraient été interceptés, rapporte Le Parisien.

Il a précisé que cette action se serait produite alors que des négociations intenses se tenaient entre la Russie et les Etats-Unis sur un règlement du conflit en Ukraine et que Moscou ne resterait «pas sans réponse», évoquant même de possibles «représailles». La Russie a immédiatement averti que, suite à cet incident, sa position dans les négociations visant à mettre fin à la guerre serait «réexaminée». L’Ukraine a fermement démenti toute responsabilité et accusé la Russie de vouloir «saborder tous les progrès» diplomatiques.

L’Ukraine à l’origine de cette attaque de drones ?

Volodymyr Zelensky a averti que Moscou pourrait utiliser ces accusations pour justifier de nouvelles frappes, ciblant éventuellement la capitale ou des bâtiments gouvernementaux. Des experts restent prudents quant à la véracité des déclarations russes. Ulrich Bounat, spécialiste du conflit, estime qu’il serait «étrange» que Kiev vise directement la résidence du président russe, en raison des risques diplomatiques avec les Etats-Unis et l’Europe. Selon lui, il est plus probable que des drones aient été abattus au-dessus de Novgorod sans viser spécifiquement Valdaï.

Ces nouvelles accusations surviennent alors que des discussions diplomatiques se poursuivent depuis novembre pour tenter de mettre fin au conflit, le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Elles compliquent un contexte déjà fragile, au lendemain d’une rencontre entre Volodymyr Zelensky et le président américain en Floride. De son côté, Donald Trump a condamné cette attaque présumée, affirmant avoir été informé tôt dans la matinée par Vladimir Poutine et se disant «très en colère». «C’est une période délicate. Ce n’est pas le bon moment. C’est une chose d’attaquer parce qu’ils attaquent. C’est autre chose d’attaquer sa maison», a-t-il déclaré.