Avec le retrait de la candidature d’Arnaud Montebourg en janvier dernier, la cause du made in France a perdu son plus ardent défenseur. Toutefois, de la gauche à la droite, tous les candidats en lice affirment vouloir redonner à notre industrie les moyens de faire face à la concurrence internationale. Il est vrai que l’expérience du Covid-19 a fait l’effet d’une terrible douche froide. Avec la pandémie, les Français ont découvert combien notre économie était devenue dépendante d’importations parfois stratégiques, nos entreprises n’étant pas assez compétitives. Mais si la relance industrielle fait l’objet d’une belle unanimité, les moyens pour y parvenir diffèrent selon les candidats, avec pour certains des mélanges parfois cocasses de mesures libérales et souverainistes.

Investissements publics

Un état fort et directif. A droite comme à gauche, on pousse fort à l’interventionnisme pour relancer notre économie. A ce petit jeu, le candidat Macron a une longueur d’avance avec les mesures engagées par l’actuel gouvernement. Un budget de 34 milliards d’euros est ainsi déjà prévu dans le cadre du récent programme France 2030 destiné à renforcer notre compétitivité dans les technologies du futur. Du côté du PS, d’EELV ou de LFI, des plans de soutien massif pour réussir la transition écologique et la relocalisation sont aussi prévus. La planification industrielle ne fait pas peur non plus à l’autre bord de l’échiquier politique.

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