
C’est un projet ambitieux pour les Dauphins du TOEC. Le club de natation toulousain, qui a compté en ses rangs le quadruple champion olympique Léon Marchand, porte le projet de la future Cité de la natation qui doit ouvrir à l’horizon 2027 sur l’île du Ramier. À l’étroit, le plus grand club de France prévoit un grand bâtiment de 10 000 m² sur cinq niveaux avec trois principaux bassins, dont un de 50 mètres au dernier étage, rappelait Actu Toulouse en septembre dernier. Ce bassin sera-t-il importé d’un des sites des JO de Paris 2024 ? C’est ce qu’espère le directeur général du club des Dauphins du Toec, Michel Coloma.
Interrogé par La Dépêche le 17 août, il explique avoir fait la demande de récupération du bassin dès 2021 et l’avoir «réitérée» pour le récupérer à la fin des Jeux olympiques. Il existe en effet aujourd’hui trois bassins de 50 mètres pour ces JO : deux à La Défense Arena (compétition et échauffement) et un troisième. L’un d’eux est destiné à la ville de Sevran (Seine-Saint-Denis), un autre sera divisé en deux pour deux autres communes du même département et le troisième «viendrait à Toulouse, si notre demande est acceptée», confirme Michel Coloma. Cependant, la ville de Lille serait aussi intéressée.
Des bassins en acier inoxydable sans soudure
Pourquoi les Dauphins du TOEC comptent-ils autant sur ce bassin ? Parce qu’un bassin neuf «coûte entre 4 et 5 millions d’euros». Or, ceux des JO construits par la société italienne Myrtha Pools sont d’occasion et pourraient donc voir leur prix baisser «de moitié», selon le dirigeant. «Il n’est pas interdit d’imaginer que le Comité d’organisation et l’État fassent cadeau du bassin à notre projet, et donc à toute la communauté des nageurs toulousains, des scolaires et des nageurs occasionnels», espère Michel Coloma.
Des bassins qui seraient intéressants à plusieurs titres selon la société de construction, à commencer par leur structure sans soudure, «ce qui a pour effet d’éviter tout risque de corrosion, et donc de cassure de la structure», explique la société à La Dépêche. Composé uniquement d’éléments en inox (hormis la dalle de fond en béton), tous ses éléments «structurels sont boulonnés l’un à l’autre». Par exemple, à Paris la Défense Arena, le bassin est constitué de 358 panneaux et 16 700 boulons et de 47 tonnes de composants en acier inoxydable.
La société italienne Myrtha Pools serait «favorable» au projet soutenu par la mairie de Toulouse, et même de rebaptiser le bassin «Léon Marchand», afin de «valoriser son image et son rayonnement». Les Dauphins du Toec sont confiants. Ne reste plus qu’à convaincre les décideurs !



















