
Voit-on enfin le bout du tunnel ? Alors qu’il était à l’arrêt depuis le 15 février en raison d’aléas techniques, l’EPR de Flamanville, situé dans la Manche, a été reconnecté au réseau électrique ce samedi soir, a annoncé EDF. Les opérations de redémarrage ont même abouti deux jours avant la date prévue. Depuis 20h30 samedi, la puissance disponible est de 90 MW, contre 1 620 MW de puissance maximale. Des «essais avec variation de puissance» sont prévus jusqu'à mercredi. La société maintient d’ailleurs son planning prévisionnel, qui prévoit d’atteindre la pleine puissance dès cet été, soit «100 % de puissance nominale».
EDF assure qu’il est «normal de ne pas être actuellement à pleine puissance» car «la montée en puissance du réacteur se réalise par paliers successifs». Le processus pour un tout premier démarrage de réacteur «s’étend sur plusieurs mois», rappelle le groupe. Sa montée en puissance est un processus progressif, pouvant nécessiter une dizaine d'arrêts de maintenance programmés mais aussi des opérations imprévues. «Plus de 1 500 critères de sûreté sont testés lors d'un premier démarrage», avait expliqué l’entreprise.
Le raccordement réalisé avec 12 ans de retard
Pour rappel, le réacteur de 3e génération avait connu deux phases d'arrêt programmées depuis son raccordement au réseau le 21 décembre dernier. Ce dernier était déjà effectué avec 12 ans de retard. Mais il avait également été mis à l’arrêt de manière inopinée afin de «réaliser une intervention sur un circuit de refroidissement des équipements par l'eau de mer». Cet arrêt avait été prolongé à deux reprises pour effectuer des interventions de maintenance et des réglages supplémentaires.
Le redémarrage a donc été repoussé plusieurs fois mais a eu lieu deux jours en avance. Des «interventions ont été réalisées sur un circuit de refroidissement des équipements par l'eau de mer, sur le groupe turbo alternateur (opérations de reprise des réglages sur trois paliers, pièces portant et guidant les rotors) et sur des matériels requis pour la poursuite des opérations de montée en puissance du réacteur en toute sûreté», a précisé EDF.














