Les États-Unis ressortent de leurs placards un missile hypersonique. Lancé il y a de cela quelques années, le missile hypersonique AGM-183 ARRW (Air-Launched Rapid Response Weapon) a récemment été aperçu à bord d’un bombardier stratégique B-1B Lancer sur la base d’Edwards (Californie). D’abord mis de côté après plusieurs difficultés et des essais qui n’avaient pas été concluants, il semblerait que le programme de Lockheed Martin ait franchi avec succès ses phases de test avec une nouvelle version appelée «Increment 2», rapporte le site Forum Militaire.

Si ce retour montre que la technologie reste aujourd’hui stratégique, la grande nouveauté de cette nouvelle version du missile réside dans sa capacité à pouvoir suivre des cibles en mouvement. En effet, jusqu’à présent, le missile hypersonique se limitait à des objectifs fixes. Par conséquent, grâce à l’ajout d’un capteur avancé, le missile ARRW pourrait être capable de viser des équipements mobiles, voire même des navires.

Un missile à la trajectoire difficile à anticiper

Et c’est bien là que réside tout le principe de la technologie hypersonique de ce missile. Capable d’atteindre des vitesses extrêmes, ce dernier suit une trajectoire difficile à anticiper, ce qui le rend difficile à intercepter. À l’inverse, il se révèle être une véritable menace pour l’ennemi qui n’a que très peu de temps pour réagir et tenter de l’intercepter.

Alors qu’en 2023 des rumeurs laissaient planer le doute sur un possible abandon du programme de ce missile, les États-Unis ont finalement décidé d’allouer un budget d’environ 275 millions d’euros pour cette nouvelle version. Ce missile, désormais redevenu une priorité, pourrait ainsi jouer un rôle clé comme dans la région du Pacifique où les distances sont très importantes. Placé à bord d’un bombardier, il permettrait alors d’intervenir rapidement sans s’exposer directement, de quoi en faire une arme redoutable.