
Kiev déploie de nouvelles armes redoutables. L’armée ukrainienne renforce son arsenal avec deux nouveaux missiles balistiques conçus pour des frappes en profondeur, a annoncé le 4 septembre l’entreprise nationale de défense Fire Point, déjà connue pour son missile de croisière Flamingo. L'information a été rapportée par le média spécialisé Militarnyi. Le premier missile, baptisé FP-7, a été pensé pour des frappes à moyenne distance. Il peut atteindre une cible située à 200 kilomètres, vole à une vitesse maximale de 5 400 km/h et transporte une charge de 150 kg.
Le second modèle, FP-9, se distingue par des performances nettement supérieures. Capable de parcourir jusqu’à 855 kilomètres, ce missile hypersonique peut atteindre une vitesse de plus de 7 900 km/h. Il est également doté d'une ogive de 800 kg et peut opérer à une altitude de 70 km. Fire Point affirme que sa précision se situe autour de 20 mètres. Contrairement aux missiles de croisière qui utilisent des moteurs à réaction et suivent une trajectoire relativement basse, les missiles balistiques sont propulsés par des fusées et suivent une courbe ascendante avant de redescendre sur leur cible.
Une enquête de l’agence nationale anticorruption en cours
Bien qu’ils soient généralement moins précis en raison de leur guidage limité au début du vol, leur vitesse extrême les rend beaucoup plus difficiles à intercepter. Lors de la présentation, un représentant de Fire Point a précisé que la priorité actuelle de l’entreprise est axée sur la balistique et la défense antiaérienne. Face à la guerre contre la Russie qui perdure, Kiev mise fortement sur le développement d’armes à longue portée, notamment pour désorganiser les chaînes logistiques de Moscou et frapper des infrastructures stratégiques comme les dépôts, les raffineries ou les centres de commandement situés loin du front.
Malgré ses avancées technologiques, Fire Point est actuellement visée par une enquête de l’agence nationale anticorruption ukrainienne. Selon le média The Kyiv Independent, des soupçons pèsent sur l’entreprise concernant de possibles irrégularités dans la communication des coûts et des délais de livraison de ses systèmes d’armement.


















