L’armée américaine a utilisé pour la première fois un nouveau missile balistique au Moyen-Orient lors de l’opération «Epic Fury». Début mars, le Commandement central des Etats-Unis (Centcom) a confirmé l’utilisation du «Precision Strike Missile» (PrSM), ou «missile de frappe de précision», rapporte TF1. «Pour la première fois dans l'histoire, des missiles de frappe de précision à longue portée (PrSM) ont été utilisés au combat lors de l'opération Epic Fury, offrant une capacité de frappe en profondeur inégalée», écrivait le Centcom sur X.

Développé par Lockheed Martin, le PrSM a récemment franchi la phase «Milestone C», validant sa transition du développement à la production et au déploiement opérationnel. Le ministère de la Défense a par ailleurs signé des accords avec les industriels pour accélérer sa fabrication, alors que le conflit pousse Washington à utiliser ses munitions plus intensivement. Ce missile est lancé depuis le système Himars et remplace l’ancien missile tactique ATACMS.

Vers une production quadruplée du PrSM

Avec une portée dépassant 400 kilomètres - contre 300 km pour son prédécesseur - le PrSM constitue, selon l’armée américaine, «un saut quantique dans les capacités de frappe de précision». Les versions futures pourraient étendre cette portée jusqu’à 1 000 kilomètres.

Selon le New York Times, ce missile aurait frappé un centre sportif à Lamerd, en Iran, le 28 février dernier, au premier jour de l’opération «Epic Fury», faisant 21 victimes. La semaine dernière, Lockheed Martin et le Pentagone ont annoncé un accord-cadre pour quadrupler la production du PrSM, sans préciser le nombre d’exemplaires déjà construits.