
Un nouveau géant des mers s’apprête à prendre le large. Baptisé Star of the Seas, ce dernier paquebot titanesque de la compagnie américano-norvégienne Royal Caribbean, quittera la Floride en août en direction des Bahamas pour son voyage inaugural, rapporte La Dépêche. Avec ses 249 000 tonnes et ses 364 mètres de long, il rivalise avec l’Icon of the Seas, de la même société, entré en service en janvier 2024. Ce mastodonte maritime peut accueillir jusqu’à 10 000 personnes, dont entre 5 600 et 7 600 passagers, assistés par 2 300 membres d’équipage.
Pensé comme une véritable petite ville flottante, le navire dispose de2 800 cabines, plusieurs piscines, une quarantaine de bars et restaurants, un parc aquatique avec toboggans, des salles de spectacle, un casino… et même une patinoire. Ces aménagements spectaculaires font partie de la stratégie de Royal Caribbean, qui prévoit de construire deux navires jumeaux d’ici 2027, poursuivant ainsi l’expansion spectaculaire de l’industrie des croisières.
Impact environnemental et pression touristique
Mais la croissance de cette industrie n’est du goût de tout le monde, et certaines voix s’élèvent pour dénoncer les conséquences néfastes que peuvent avoir de tels paquebots, notamment sur les plans environnemental et sociétal. Le gigantisme de ces navires soulève des inquiétudes, notamment en matière de pollution. Par ailleurs, certains sites touristiques souffrent d’une saturation préoccupante.
C’est le cas notamment des Baléares, des Canaries ou encore de Santorin, où l’afflux massif de croisiéristes met fortement à rude épreuve les infrastructures locales. Sur cette petite île grecque de 15 500 habitants, 1,3 million de croisiéristes ont débarqué en 2023. Pour faire face à cette pression, une taxe de 20 euros par passager sera désormais instaurée lors des escales des paquebots. D’ici 2028, les paquebots pouvant accueillir plus de 4 000 passagers devraient constituer 15% de la flotte mondiale, d’après l’Association internationale des croisières (CLIA).


















