En quelques heures, le port militaire de Toulon s’est quelque peu vidé. En effet, dans le cadre de l’exercice militaire «Orion 26», c’est tout le groupe aéronaval, constitué autour du porte-avions Charles-de-Gaulle, qui a appareillé mardi 27 janvier, précise Nice-Matin. Dans le même temps, plusieurs autres navires de guerre ont également quitté le port militaire de Toulon, a précisé le ministère des Armées et des Anciens combattants. Peu d’indices ont filtré sur les bâtiments militaires choisis puisque le ministère n’a pas communiqué dessus.

Toutefois, selon les informations de nos confrères, il pourrait s’agir d’un sous-marin nucléaire d’attaque, d’un pétrolier ravitailleur et de deux frégates, de défense aérienne ou de lutte anti-sous-marine. Pourrait également figurer la frégate de défense aérienne italienne Andrea Doria qui, selon Nice-Matin, est arrivée en escale à Toulon la semaine dernière. Le ministère a d’ailleurs confirmé qu’il y avait des bâtiments alliés. L’opération «Orion 26» doit se dérouler dans l’Atlantique et non en Méditerranée.

Un scénario fictif mis en place par l’OTAN

Annoncée il y a quelques jours, cette mission se tiendra du 8 février au 30 avril et rassemblera cinq navires, dont le porte-avions Charles-de-Gaulle, 140 avions et hélicoptères et 1 200 drones. Au total, 12 500 soldats français vont aussi être mobilisés ainsi que des militaires de 24 autres pays, comme les Etats-Unis, le Canada ou les Emirats arabes unis. Menée dans le cadre de l’OTAN, elle doit permettre de «démontrer la capacité de la France à entrer en premier sur un théâtre d'opérations et de mener une coalition internationale», selon le vice-amiral Xavier de Véricourt.

Selon Nice-Matin, une force amphibie doit aussi appareiller de Toulon afin de rejoindre le dispositif dans le cadre de cette opération. Il s’agit de porte-hélicoptères amphibie et de sa flottille d’engins de débarquement. L’OTAN, qui a émis l’hypothèse d’un conflit avec la Russie, a mis en place un scénario fictif opposant l’Arland et Mercure. «Orion 26» doit enfin «reproduire l'ensemble des phases d'un conflit moderne, de la conflictualité hybride jusqu'à l'engagement de haute intensité».