Se rendre aux Etats-Unis va-t-il devenir de plus en plus compliqué ? La question se pose alors que début juin, Donald Trump a publié son «travel ban», une liste de douze pays dont les ressortissants ne peuvent plus fouler le sol américain depuis le 9 juin. Cela concerne aussi bien le Yémen, que le Soudan, la Libye, la Somalie, la Birmanie, l'Afghanistan, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l'Érythrée, Haïti et bien sûr l'Iran. Sept autres pays étant visés par des exceptions.

Pour justifier son choix, le président américain a invoqué la nécessité de «protéger» le pays des «terroristes étrangers». Avant d’ajouter : «Nous ne voulons pas d’eux.» Mais cette liste pourrait largement s’allonger à en croire BFMTV, qui s’appuie sur une information du Washington Post. En effet, une note interne viserait pas moins de 36 autres pays, dont 25 en Afrique. Pourquoi ? Parce que ces Etats n’auraient pas répondu aux «exigences» américaines en matière de sécurité. Washington réclame également des engagements en faveur de la lutte contre les faux papiers et une coopération en faveur du retour de ressortissants expulsés, ou encore des mesures concernant les émissions de documents d’identité fiables.

Au moins 33 pays africains

Quels seraient les pays concernés ? En Afrique, il y aurait l’Angola, le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, le Cameroun, la République démocratique du Congo, Djibouti, l’Éthiopie, l’Égypte, le Gabon, la Gambie, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Libéria, le Malawi, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Soudan du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe. A noter que le Burundi, la Sierra Leone et le Togo étaient déjà visés par des restrictions.

Au total, cela concernerait donc 33 des 55 pays du continent africain. En dehors de l’Afrique, Donald Trump prévoit un «travel ban» pour le Bhoutan, le Cambodge, Antigua-et-Barbuda, la Dominique, le Kirghizstan, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Sao Tomé-et-Principe, la Syrie, les îles Tonga, Tuvalu et le Vanuatu.

60 jours pour se mettre en conformité

«Nous ne pouvons pas autoriser une migration ouverte en provenance d'un pays où nous ne pouvons pas contrôler et filtrer de manière sûre et fiable…», laissait entendre le président américain depuis la Maison-Blanche le 5 juin dernier. Désormais, les nouveaux pays concernés ont 60 jours pour se conformer aux exigences américaines. Dans le cas contraire, leurs ressortissants pourraient se voir refuser l’accès total ou partiel au pays. Sauf exception bien sûr. C’est déjà le cas pour les footballeurs qui participeront à la Coupe du monde 2026.