Une deuxième salve qui ne devrait pas ravir les ressortissants des pays visés. Début juin, Donald Trump avait frappé fort en publiant un premier «travel ban», interdisant d’entrée aux Etats-Unis douze pays, et en restreignant l’accès à sept autres. «Nous ne voulons pas d’eux», avait-il alors déclaré. Selon Le Parisien, le président américain, très critiqué ces dernières semaines, étend cette liste à sept autres pays, à savoir le Burkina Faso, le Niger, le Mali, le Soudan du Sud, la Syrie, le Laos et la Sierra Leone, ces deux derniers étant déjà visés par des restrictions de délivrance de visas depuis juin.

Il faut y ajouter tous les ressortissants palestiniens, peut-on apprendre. «Le président Trump vient de signer une proclamation restreignant et limitant davantage l’entrée des ressortissants étrangers afin de protéger la sécurité des États-Unis», explique la Maison-Blanche. La Syrie est notamment visée à cause d’une attaque meurtrière imputée à Daech causant la mort de deux soldats et un civil américains. «Nous riposterons», avait promis Donald Trump.

De nombreux pays africains dans le viseur de Donald Trump

Le 9 juin dernier, le président américain avait invoqué la nécessité de «protéger» le pays des «terroristes étrangers» et interdit l’accès au Yémen, au Soudan, à la Libye, à la Somalie, à la Birmanie, à l'Afghanistan, au Tchad, à la République du Congo, à la Guinée équatoriale, à l'Érythrée, à Haïti et à l’Iran. Le Burundi, Cuba, le Laos, la Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan et le Venezuela étaient quant à eux visés par une restriction dans la délivrance de visas.

Parmi ces sept pays, deux d’entre eux sont donc désormais interdits (le Laos et la Sierra Leone). L’administration américaine allongera-t-elle sa liste ? Fin juin, le Washington Post dévoilait une information selon laquelle la liste serait encore plus longue, avec en ligne de mire une majorité de pays africains. Au total, 36 pays dont 25 en Afrique. Pour éviter d’en arriver à un nouvel «travel ban», Washington réclamait des engagements en faveur de la lutte contre les faux papiers, une coopération en faveur du retour de ressortissants expulsés et des mesures concernant les émissions de documents d’identité fiables.

Au total, 33 des 55 pays du continent africain pourraient être touchés. Hors Afrique, la pression était mise notamment sur le Cambodge, la Dominique, le Kirghizstan ou encore des îles du Pacifique. De quoi semer le trouble à quelques mois de la Coupe du monde de football qui se déroule en partie sur le sol américain, et dont certains pays cités, sont déjà qualifiés ou pourraient l’être dans les semaines à venir.