
Les frappes aériennes menées par Israël en Iran vendredi 13 juin pourraient avoir des conséquences bien au-delà du Moyen-Orient. Dès les premières heures, les cours du pétrole ont bondi sur les marchés de plus de 12%. Mais ce ne sont pas seulement les prix du pétrole qui devraient augmenter dans les jours à venir. Comme le souligne Le Point, face à ces attaques, l’Iran menace désormais de bloquer le détroit d’Ormuz. Or, cette plaque tournante du golfe Persique, située au sud de l'Iran et au nord des Émirats arabes unis, laisse passer 20% des flux pétroliers mondiaux.
D’ores et déjà, le député iranien Sardar Esmail Kowsari a confirmé que la fermeture du détroit était «à l’étude et que son pays prendrait la meilleure décision avec détermination». Une hypothèse qui inquiète au plus haut point, comme l’a confirmé auprès de Reuters le stratégiste à Brown Brothers Harriman, Elias Haddad. Pour lui, si le détroit d’Ormuz est fermé, «cela pourrait avoir un effet assez désastreux sur les marchés mondiaux».
La durée et l’étendue des ripostes en jeu
Toutefois, la situation en elle-même fait craindre le pire, et ce même si le détroit n’est pas complètement fermé. Pourquoi ? Parce qu’une grande partie de la réserve de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) est située dans le golfe Persique, alertent déjà des experts chez ING. Preuve que le sujet inquiète, le président français Emmanuel Macron a déjà alerté sur un risque d’impact sur l’économie mondiale.
«Compte tenu de l'incapacité de qui que ce soit de se prononcer sur la durée et l'entendue des ripostes, il faut se préparer», a déclaré Emmanuel Macron vendredi 13 juin. Comment évoluera la situation dans les jours à venir ? Euronews rapporte que les missiles iraniens surface-surface peuvent en théorie viser des pétroliers ou des ports le long du Golfe et ceux à courte et moyenne portée pourraient être capables de cibler des plateformes d'infrastructures pétrolières ou des oléoducs.
Quitte à attaquer des navires pétroliers ? Des frappes aériennes pourraient également être menées. Sollicité par Capital, le responsable matières premières chez Montbleu Finance, Alain Corbani, s’attend à un scénario de repli des prix du pétrole à moyen terme. Le scénario le plus probable, indique-t-il.



















