
Un signe d’ouverture avait été entrevu la semaine dernière, lorsque pour la première fois depuis 2022, des pourparlers directs devaient se tenir entre Russes et Ukrainiens à Istanbul, sous l’égide de la Turquie. Mais les discussions ont tourné court, car Vladimir Poutine a refusé de se déplacer, forçant Volodymyr Zelensky à envoyer une délégation pour le représenter. Le chef d’Etat russe a-t-il d’autres plans en tête ? C’est ce que croient les services de renseignement russes, indique Le Parisien. Selon leurs informations, Moscou avait évoqué l'idée de tirer, dans la nuit de lundi 19 à mardi 20 mai, le missile balistique RS-24 Yars.
Une source d’inquiétude pour Kiev, mais également pour les pays membres de l’OTAN. Toutefois, cette information a été dévoilée avant l'entretien téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump qui se tenait ce lundi. S'il devait avoir lieu, il s'agirait d'un tir d’«entraînement» serait prévu dans l’oblast de Sverdlovsk, à environ 100 kilomètres au nord-est d’Ekaterinbourg, selon le HUR. Et ce qui inquiète, c’est que ce missile balistique est à capacité nucléaire. Aussi appelé SS-27 Mod 2, ce missile balistique a une portée de plus de 10 000 kilomètres, rappellent nos confrères. C’est, à ce titre, une des armes russes les plus puissantes.
Un missile qui pourrait détruire Paris ou New York
Mis en service en 2009, d’un poids de 50 tonnes, il peut être tiré depuis un silo ou un lanceur mobile. Surtout, il a une force explosive énorme, 50 fois supérieure à la bombe utilisée pour détruire Hiroshima en 1945. Selon les experts, avec une puissance explosive équivalente à un million de tonnes de trinitrotoluène (TNT), il pourrait raser Paris ou New York. Grâce à son système de propulsion combustible à trois étages, il peut donc viser plusieurs cibles et embarquer trois ogives.
La Russie procédera-t-elle à ce tir d’entraînement en signe de dissuasion nucléaire ? Selon L’Indépendant qui cite le site ukrainien Defense Express, ce tir était prévu à l’origine dans la nuit de dimanche à lundi, mais il n’a pas eu lieu. Une source explique que, «très probablement, quelque chose aurait pu mal se passer».
Il y a deux ans déjà, la Russie avait échoué à deux reprises à lancer le RS-24 Yars. Mais après l'appel entre le président russe et son homologue américain, ce dernier a assuré que la Russie et l’Ukraine allaient «démarrer immédiatement des négociations en vue d’un cessez-le-feu». De quoi remettre en question ce tir.



















