Depuis sa rénovation voici presque dix ans, à l’occasion de l’Euro 2016 de football, et l’installation de son impressionnant toit incurvé, le stade Vélodrome fait résonner encore plus fort les cris de ses supporters. Mais il ne cesse, aussi, de plomber les comptes de la ville, sans solution durable en vue pour arrêter la dérive financière. La faute à l’option choisie à l’époque pour boucler rapidement les travaux, celle d’un partenariat public-privé (PPP). «Les contrats retenus pour les stades de la compétition relèvent souvent de tels accords. Ils permettaient aux collectivités locales de n’engager qu’un minimum d’argent à court terme. Seulement, c’est un gouffre financier sur le long terme», confirme Jérémy Moulard, chercheur à l’Université de Lausanne et auteur d’une thèse sur la gestion des stades. A Marseille, c’est l’historique maire (LR) Jean-Claude Gaudin qui avait confié à Arema, un consortium associant la Caisse des dépôts, Bouygues et BPCE, ce PPP.

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