La crise financière «est devant nous, il faut la prévenir», a affirmé ce vendredi 4 octobre Michel Barnier pour justifier ses mesures de 60 milliards d'euros d'économies dans le prochain budget, dont 40 milliards d'euros de réductions de dépenses et 20 milliards d'euros d'impôts supplémentaires. «Ce freinage, il est indispensable, sinon on va droit vers une crise financière. (...) Elle est devant nous, il faut la prévenir», a déclaré le Premier ministre en marge d'un déplacement au Sommet de l'élevage à Cournon-sur-Auvergne, dans le Puy-de-Dôme.

«Je veux l'empêcher pour protéger les plus faibles et notamment les épargnants», a-t-il ajouté. «Donc on va essayer de faire mieux ou bien avec moins d'argent, et je pense que c'est possible». «Il y a beaucoup de collectivités, ici même, dans les régions, les départements, les communes qui ont fait des efforts de meilleure gestion des fonds publics. Et cela, c'est l'intérêt aussi des contribuables», a-t-il souligné.

Les engagements envers les agriculteurs «seront tenus»

En revanche les engagements pris par le précédent gouvernement en faveur des agriculteurs, contenus dans un projet de loi qui va être repris par le Sénat, «seront tenus», a assuré le locataire de Matignon. Il a cité de nouveau les mesures de «simplification», après avoir promis jeudi de «faire une pause sur les normes», qui permettent d'«économiser beaucoup d'argent et (de) remonter le moral des exploitants agricoles».