
Après une première phase d’expérimentation sur l’humain, Neuralink s’apprête à changer d’échelle. La start-up spécialisée dans les interfaces cerveau-ordinateur, cofondée par Elon Musk, ambitionne de lancer une production industrielle de ses implants dès l’an prochain. «Neuralink lancera la production à grande échelle de dispositifs d'interface cerveau-ordinateur (…) en 2026», a affirmé le patron de Tesla sur X, ce mercredi 31 décembre, comme l’a repéré BFM Tech & Co.
Depuis janvier 2024, l’entreprise a déjà implanté sa puce cérébrale chez 12 patients atteints de paralysie. L’objectif : leur permettre de retrouver une forme d’autonomie. Grâce à cet implant, certains ont pu par exemple manipuler une souris, jouer à des jeux vidéo ou encore publier des vidéos sur YouTube. Ces avancées n’ont toutefois pas été sans difficultés. Le premier patient implanté a rencontré des problèmes techniques quelques mois après l’intervention. Une partie des fils du dispositif s’est rétractée dans son cerveau, entraînant une perte progressive de contrôle. Neuralink assure depuis avoir modifié son dispositif afin d’éviter que ce type d’incident ne se reproduise.
Plus de 1 000 patients «augmentés» en 2026 ?
En parallèle de cette montée en puissance, Elon Musk a également annoncé une évolution majeure du processus opératoire. Selon lui, sa société «passera à une procédure chirurgicale simplifiée et presque entièrement automatisée» dès cette année. «Les fils du dispositif traverseront la dure-mère sans qu'il soit nécessaire de la retirer. Ce n'est pas une mince affaire», a-t-il précisé. La dure-mère est une membrane épaisse et résistante qui protège le cerveau.
L’implant de Neuralink, de la taille d’une pièce de monnaie, nécessite aujourd’hui l’intervention d’un chirurgien pour retirer une partie du crâne, explique Business Insider. Un bras robotisé est ensuite utilisé pour insérer l’appareil dans le cerveau avec une extrême précision. Reste à savoir si le calendrier annoncé sera respecté. Elon Musk est connu pour ses projections ambitieuses, parfois repoussées dans le temps.
Le milliardaire avait notamment promis à plusieurs reprises l’arrivée imminente de la voiture entièrement autonome, rappellent nos confrères. Le dirigeant avait déjà évoqué l’année 2026 comme un tournant pour Neuralink, affirmant en juillet 2024 qu’il serait possible d’«augmenter» plus de 1 000 patients au cours de cette seule année.


















