A 48 ans, Christel, secrétaire d’une société d’électriciens en Gironde, souffre d’une tumeur aux intestins. Son dernier passage aux urgences en mars 2020 l’a laissée dubitative. «J’ai beau avoir ouvert mon dossier médical partagé (DMP), je dois répéter sans cesse mes antécédents. Si je suis seule et inconsciente, comment les médecins sauront-ils que je suis allergique à la pénicilline?», s’inquiète-t-elle.

Christel n’est pas la seule à constater que cette plateforme, censée rendre accessible en un clic toutes les données de santé d’un patient, tourne à vide. Peu de médecins se sont saisis de l’outil. Et, de leur côté, 42% des Français n’en ont jamais entendu parler, selon un sondage BVA de juin 2019. Pour le moment, le DMP a séduit à peine 10 millions de Français, mais les comptes ne sont pas tous actifs. Près de quinze ans après son lancement officiel, le bilan n’est pas glorieux, en dépit des quelque 250 millions d’euros déjà investis.

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