Le nom «Sniper 1000» vous dit peut-être quelque chose ? Si tel est le cas, n’utilisez pas ce produit. Souvent employé pour éliminer les punaises de lit ou les cafards, il présente des dangers importants pour la santé. Les personnes exposées peuvent «développer des problèmes respiratoires, oculaires et des troubles neurologiques pouvant engendrer une perte de connaissance», mentionne le site Rappel Conso. Ce produit, issu de la famille des organophosphorés, est classé comme mortel.

Bien qu’interdit en France depuis 2013, le Sniper 1000 continue de se vendre illégalement. Dans un rapport publié ce 2 octobre, ​​la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ainsi que la Douane française signalent une hausse des saisies. Les autorités préviennent que le produit peut se retrouver dans «des magasins spécialisés, sur des étals de marchés, sur des plateformes de commerce électronique ou par des particuliers sur les réseaux sociaux».

Depuis le début de l’année 2024, les services douaniers ont saisi plus de 2 000 flacons lors de contrôles réalisés sur des bagages à l’aéroport de Roissy et dans un bureau de dédouanement postal à Wissous (Essonne). Par ailleurs, la DGCCRF a contrôlé plus de 600 commerces, plateformes d’e-commerce et réseaux sociaux pour empêcher la vente de ce biocide, responsable d’intoxications mortelles. Comme le précise la DGCCRF, «près de 900 flacons de SNIPER 1000 EC DDVP® ou SHOOTER 1000 EC DDVP® ont ainsi été saisis, et des annonces d’offres en ligne retirées».

Des recommandations pour éviter ce produit chimique dangereux

Les dangers liés à ce produit, même après son interdiction, ne sont pas récents. Du 1er janvier 2018 au 30 juin 2023, les centres antipoison «ont enregistré 170 événements en lien avec le produit (...) en tout, 206 personnes ont été exposées sur cette période», indiquent l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (l’Anses) et les Centres antipoison. De janvier à juin 2023, 43 cas d’intoxication ont été recensés. Or, depuis la rentrée 2024, le nombre de demandes d’interventions pour éradiquer les punaises de lit a augmenté, laissant craindre un risque accru d’intoxication à travers un réseau de distribution illégale.

Pour éviter les dangers liés à ce biocide, les autorités conseillent d’abord d’utiliser certaines solutions comme l’aspiration, le lavage à chaud ou à froid. Si ces méthodes s’avèrent insuffisantes, le gouvernement recommande de consulter le site stop-punaises.gouv.fr. La DGCCRF rappelle enfin dans son communiqué que «si l’achat de produits biocides est nécessaire, (il faut) opter pour les circuits de distributions conventionnels où des conseils en matière d’application ou de stockage des produits pourront être délivrés».