De tout petits insectes qui s’infiltrent, piquent, et parfois contraignent à tout quitter. Depuis deux mois, Mounaim Makrani et sa famille vivent chez la mère de ce dernier. En cause : l’infestation de punaises de lit dans leur nouvel appartement, situé dans le quartier de la Barbière à Avignon, raconte Le Dauphiné Libéré. C’est en juin, au moment de leur emménagement dans une résidence gérée par Grand Delta Habitat, que les premiers insectes sont repérés. «C’est ma femme qui a vu la première punaise en nettoyant», confie le père de famille à nos confrères.

Malgré plusieurs interventions de désinsectisation, le problème persiste, affectant sérieusement le moral de la famille. Inquiets pour leurs jeunes enfants, les parents ont décidé de quitter le logement, et ne souhaitent désormais «plus en entendre parler». De son côté, Grand Delta Habitat affirme avoir pris l’alerte au sérieux. Le bailleur social a déjà procédé à plusieurs traitements et assure que de nouveaux contrôles seront réalisés pour s’assurer de l’efficacité des interventions.

Deux à trois traitements nécessaires

Dans le Vaucluse, les punaises de lit restent un véritable fléau. Les entreprises de désinsectisation locales rapportent intervenir régulièrement sur ce type de cas, et soulignent la difficulté à venir à bout de ces nuisibles. Contrairement aux idées reçues, leur présence n’a rien à voir avec l’hygiène d’un logement. Selon les professionnels, il faut en moyenne deux à trois traitements espacés de plusieurs semaines pour obtenir des résultats durables.

Selon une étude du Syndicat des experts en détection canine des punaises de lit et de l’Association des professionnels de la protection de la santé et de l’environnement, le nombre d’infestations par des punaises de lit a augmenté de 50% en juin 2025, en comparaison avec l’année dernière, à la même période.