Jeudi 28 octobre 2021, 10 heures du matin. Dans une salle de réunion de l’espace WeWork situé sur les Champs-Elysées à Paris, deux notaires du cabinet Gagnier, Martin, Glover-Bondeau, Vigroux accueillent plusieurs personnes  : d’un côté de la table, Romain Guilbert, gérant de la société Bluf, de l’autre, les patrons de la filiale française du groupe américain de logistique Prologis. En une demi-heure, la lecture et la signature de l’acte de vente d’un terrain de 2 hectares situé dans la ZAC Clichy-Batignolles, dans le XVIIe arrondissement de Paris, sont bouclées et 100 millions d’euros changent de mains. Ainsi se termine, provisoirement, la saga d’un projet lancé il y a près de quinze ans, la mairie de Paris ayant jusqu’à présent tout fait pour le faire capoter.

Pourtant sur le papier, cette affaire devrait faire la fierté de la maire Anne Hidalgo. Il s’agit en effet de construire sur cette friche, qui jouxte le nouveau Palais de Justice, une "base logistique urbaine", autrement dit un terminal ferroviaire de marchandises, qui permettrait de réduire le trafic de camions et la pollution qu’il génère. Un projet tout à fait dans la ligne de l’Hôtel de Ville, puisque les élus de la capitale assurent vouloir mener trois opérations similaires aux portes de la Ville lumière.

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