
Anne Hidalgo ne cache pas sa colère après l’ouverture de la première boutique physique de la plateforme chinoise Shein au BHV Marais, en plein cœur de la capitale. Situé face à l’Hôtel de Ville, ce magasin a suscité une réaction vive de la part de l’élue, qui a affirmé sur RTL ce jeudi 13 novembre qu’elle «ne l’accepte pas». Huit jours après son inauguration, Anne Hidalgo insiste sur le caractère inapproprié de cette installation. «C’est une faute, cela n’était pas nécessaire. Ce type de buzz ne servira à rien», a-t-elle affirmé, soulignant que le projet heurte les salariés du grand magasin et va à l’encontre du commerce responsable.
«J'avais très envie que le BHV s'en sorte avec un jeune dirigeant qui arrivait, il n'y avait pas de raison», a déclaré Anne Hidalgo, en parlant de Frédéric Merlin, patron de la Société des grands magasins (SGM), propriétaire du BHV. Malgré les difficultés rencontrées par le patron, liées à la polémique autour de la vente de poupées sexuelles à l’apparence enfantine sur le site de Shein, celui-ci avait assuré que la maire de Paris était «une alliée».
«Ce projet-là n'a pas de sens»
«Pas du tout, surtout pas dans ce projet. Je suis une alliée des entrepreneurs qui essayent de créer de l'emploi et de faire vivre notre ville. Mais ce projet-là n'a pas de sens, il heurte tout le monde et pas seulement moi comme maire de Paris», a rétorqué Anne Hidlago, avant d’insister : «Je pense que ce projet n'a aucun sens et je ne le soutiens absolument pas.»
Malgré la polémique, Shein poursuit son expansion dans l’Hexagone : après Paris, des ouvertures sont prévues à Dijon et Reims le 18 novembre, puis à Grenoble le 21 novembre, et début décembre à Angers et Limoges. Selon la SGM, la boutique parisienne du BHV Marais a déjà attiré plus de 50 000 visiteurs en à peine quelques jours.


















