
Bill Gates désapprouve la politique menée par Elon Musk et il le dit. À l’occasion d’une interview accordée au Financial Times, celui qui par le passé occupé la première place du podium en tant qu’homme le plus riche du monde, n’a pas pris de gants pour dénoncer les coupes budgétaires orchestrées par le patron de Tesla au sein de son département de l’Efficacité gouvernementale (DOGE) chargé de réduire drastiquement les dépenses fédérales.
Alors que plusieurs milliers de fonctionnaires américains ont d’ores et déjà été licenciés, Elon Musk continue de réduire les coûts de plusieurs agences fédérales en amputant leurs budgets, voire en les annulant totalement pour certains. C’est le cas notamment de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) qui a tout simplement été fermée. «Il était temps pour elle de mourir», avait ainsi déclaré le bras droit de Donald Trump. Une démarche loin de plaire au fondateur de Microsoft qui a accusé Elon Musk de «tuer les enfants les plus pauvres du monde».
Une image qui «n’est pas belle à voir»
Fustigeant la brutalité de ces coupes budgétaires qui a entraîné la péremption de médicaments et qui pourraient provoquer une recrudescence de plusieurs maladies à l’instar de la rougeole, de la polio ou du VIH, Bill Gates a fait savoir que «l’image de l’homme le plus riche du monde tuant les enfants les plus pauvres du monde n’est pas belle à voir».
Accusant toujours la politique menée par Elon Musk, Bill Gates a également dénoncé l’annulation des subventions qui avaient été accordées à un hôpital de la province de Gaza située au Mozambique dont l’objectif vise à prévenir la transmission du VIH. Croyant, à tort, qu’il s’agissait pour les États-Unis d’effectuer des livraisons à Gaza en Palestine, Bill Gates a ainsi déclaré vouloir voir Elon Musk se rendre sur place pour «rencontrer les enfants désormais infectés par le VIH car il a supprimé ce financement».
Philanthrope, Bill Gates, aujourd’hui âgé de 69 ans, a en outre indiqué qu’il allait dépenser la quasi-totalité de sa fortune au cours des vingt prochaines années au sein de sa fondation qui fermera ses portes en 2045. Ainsi, ce sont plus de 200 milliards de dollars qui seront consacrés à l’éducation et au développement dans le monde, de même qu’à la santé dans le but d’éradiquer plusieurs maladies comme le paludisme ou la polio. «Il y a trop de problèmes urgents à résoudre pour que je conserve des ressources qui pourraient être utilisées pour aider les gens», a-t-il écrit dans une déclaration postée sur son site.



















