
C’était pourtant une promesse de campagne d’Emmanuel Macron : diminuer le nombre de fonctionnaires dans le pays. Mais selon une note de l’Insee dévoilée vendredi dernier, et relayée notamment par Le Point, pendant que le nombre de salariés diminue dans le secteur privé, dans le secteur public, les chiffres sont en hausse : + 18 500 emplois en un an. Invité sur le plateau de LCI ce lundi 1er décembre, l’ancien ministre du Logement Guillaume Kasbarian a rappelé qu’il y avait à ce jour 5,8 millions de fonctionnaires, et confirmé que «les effectifs avaient augmenté».
Un état de fait qu’il déplore, d’autant que la France fait partie des pays de l’OCDE en ayant le plus par rapport à l’emploi global. Plus précisément, 22% des emplois sont publics, a rappelé le député Ensemble pour la République. D’après Guillaume Kasbarian, la hausse est davantage marquée parmi les fonctionnaires territoriaux, par rapport à la fonction publique d’Etat ou hospitalière. «Les élus locaux ont largement recruté ces dernières années (…) certains sont économes sur les recrutements d’autres moins», a souligné sur LCI l’ancien député.
Le seul moyen pour pouvoir revaloriser les fonctionnaires ?
C’est en ce sens qu’il avait déposé un amendement en vue de réduire le nombre de fonctionnaires, débouchant, «hors régalien», sur «un recrutement pour deux départs en retraite». «Si on veut baisser la dépense publique et mieux augmenter les fonctionnaires existants, il faut pouvoir baisser les effectifs, ne pas renouveler tous les départs en retraite», a-t-il martelé sur LCI.
Mais son amendement a été déclaré irrecevable début novembre, ce qu’il regrette amèrement. Selon lui, son amendement aurait permis de «limiter les effectifs, pour permettre de baisser la dépense publique et pour pouvoir, un jour, revaloriser les fonctionnaires.»
Ministre de la Fonction publique pendant quelques mois, entre septembre et décembre 2024, Guillaume Kasbarian a déploré que le pays se voile la face. «Il faut arrêter l’hypocrisie, dire la vérité (…) sinon, on n’y arrivera pas, ça ne fonctionnera pas.» Après avoir été nommé, Guillaume Kasbarian avait suscité une certaine défiance des syndicats en indiquant vouloir «débureaucratiser à tous les étages». Dernièrement, il s’était également fait remarquer en avouant ne pas comprendre pourquoi on voulait revenir sur la réforme des retraites.



















