
Sommaire
Qu’est-ce que le SARVI?
SARVI : une aide aux victimes
SARVI correspond au Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions. Il est souvent difficile de faire exécuter une décision judiciaire. Le recours à un huissier de justice en cas d’absence de paiement de la personne condamnée nécessite l’avance de frais et des connaissances des démarches. Par ailleurs, celles-ci ne sont pas certaines d’aboutir, car de nombreux condamnés disparaissent pour échapper aux poursuites.
Le SARVI est au contraire un service chargé de prendre le relais au profit des victimes et il est entièrement gratuit.
SARVI : une branche du Fonds de garantie des victimes
Le SARVi est une branche du Fonds de Garantie des Victimes, un service public ayant pour but de permettre l’indemnisation des personnes physiques victimes d’infractions pénales. Cet organisme a pour but d’aider au recouvrement des dommages et intérêtsalloués par le tribunal dans le cadre d’un procès pénal.
Qui est concerné par le SARVI ?
Les victimes éligibles au SARVI
Le SARVI s’adresse aux personnes ayant obtenu une décision pénale définitive leur accordant des dommages et intérêts, mais dont la situation demeure bloquée faute de paiement par le condamné. Il concerne les victimes ayant subi :
- un préjudice corporel léger, caractérisé par une ITT inférieure à 30 jours ;
- des dommages aux biens non couverts par une assurance.
Une intervention subsidiaire par rapport à la CIVI
Le SARVI n’intervient qu’en l’absence de possibilité d’indemnisation devant la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI), gérée par le Fonds de Garantie des Victimes. Les atteintes graves à la personne, notamment certaines infractions lourdes, relèvent prioritairement de la CIVI. Le SARVI constitue donc un dispositif subsidiaire : il suppose un non-recours possible à cette procédure spécifique.
Conditions de recevabilité de la demande
La victime doit déposer une demande dans un délai d’un an suivant le jugement pénal définitif qui accorde des dommages et intérêts. L’intervention du SARVI suppose qu’aucun règlement n’ait été effectué dans les deux mois après réception d’une mise en demeure adressée au condamné et que la victime n’ait pas accepté d’échéancier de règlement de sa part.
La victime pourra cependant avoir recours au SARVI dès lors que l’échéancier qu’elle a accepté n’a pas été respecté.
Le SARVI : conditions et modalités de la demande
Un formulaire de demande en ligne
La saisine peut s’effectuer en ligne sur le site du Fonds de Garantie des Victimes ou par courrier postal. L’envoi recommandé n’est pas juridiquement obligatoire, mais demeure conseillé afin de sécuriser la preuve de dépôt. Chaque victime doit déposer une demande distincte, même lorsqu’une même Décision pénale concerne plusieurs parties civiles.
Constitution du dossier
La recevabilité suppose la transmission de dossiers complets. Un formulaire doit être rempli pour chaque victime. L’instruction débute uniquement après réception de l’ensemble des pièces justificatives exigées :
- la copie intégrale du jugement pénal constituant la Décision pénale ;
- le certificat de non-recours ;
- un justificatif d’identité en cours de validité ;
- un relevé d’identité bancaire ;
- une attestation sur l’honneur peut être requise afin de préciser la Situation d’absence de paiement par le condamné
Ces documents permettent de vérifier que la décision n’est plus susceptible d’être l’Objet d’une voie de recours.
Délai de paiement par le SARVI
Le SARVI intervient si le condamné n’a pas réglé les sommes dans un délai de deux mois après réception d’une mise en demeure. Une fois la demande jugée recevable, le versement de l’avance intervient dans les délais internes du fonds, après vérification des conditions légales et du respect du délai d’un an pour saisir le dispositif.
Suivi du dossier
La victime peut suivre l’état d’avancement de son dossier auprès du service gestionnaire. Le SARVI se substitue ensuite à elle pour engager, si nécessaire, des mesures d’exécution contre le condamné, sans intervention directe d’un huissier de justice à la charge de la victime. Le recouvrement est poursuivi indépendamment du versement initial effectué.
Quel est le plafond d’indemnisation du SARVI ?
Montant de la demande et principe d’indemnisation
Si la demande d’indemnisation est recevable, le service procède au versement d’une avance. Le montant dépend exclusivement de la somme fixée par le juge :
- Lorsque les dommages et intérêts alloués sont inférieurs ou égaux à 1 000 euros, le SARVI verse 100 % de la somme. La victime perçoit donc l’intégralité du montant fixé.
- Lorsque la somme accordée dépasse 1 000 euros, le SARVI verse une avance correspondant à 30 % du montant total. Le solde demeure dû par le condamné, le SARVI poursuivant ensuite le recouvrement en lieu et place de la victime.
Plafond d’indemnisation du SARVI
L’avance versée par le SARVI est plafonnée à 3 000 euros maximum. Ce plafond constitue la limite maximale d’intervention financière du dispositif. Le reste de la créance peut faire l’Objet d’une voie d’exécution ultérieure engagée contre le condamné.
Comment contacter le SARVI ?
Le SARVI (Service d’Aide au Recouvrement des Victimes d’Infractions) est un service géré par le Fonds de Garantie des Victimes. Voici comment le contacter :
- Numéro vert (gratuit) : 08 05 77 27 84 (pour joindre les gestionnaires du SARVI).
- Email : [email protected]. Indiquez la référence de votre dossier SARVI dans l’objet du message si vous en avez un.
- Le site du Fonds de Garantie des Victimes, section dédiée au SARVI.
Quelle est la différence entre la CIVI et le SARVI ?
La CIVI : un mécanisme d’indemnisation autonome
La Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI) permet à une victime d’obtenir une indemnisation versée par le Fonds de Garantie des Victimes, même si l’auteur de l’infraction est insolvable, inconnu ou non jugé. Elle concerne les atteintes graves à la personne (violences importantes, séquelles lourdes, certains actes de terrorisme, etc.). Elle peut intervenir même en l’absence de décision pénale définitive.
Différence principale entre les deux dispositifs
La distinction repose sur leur fonction :
- La CIVI indemnise un préjudice, parfois intégralement, lorsque l’infraction est grave (par exemple préjudice corporel important).
- Le SARVI facilite le recouvrement d’une somme déjà fixée par une juridiction pénale.
Autrement dit, la CIVI remplace le responsable défaillant ; le SARVI avance partiellement les sommes et agit ensuite contre le condamné.
Deux dispositifs complémentaires
Ces deux dispositifs relèvent du même gestionnaire, mais répondent à des situations différentes. La CIVI intervient en priorité pour les atteintes graves ; le SARVI ne peut être saisi qu’en cas de non-recours possible à la CIVI. Leur articulation permet de couvrir à la fois des accidents de la circulation relevant d’infractions pénales et d’autres infractions, selon la gravité du dommage.
Comment le SARVI récupère-t-il l’argent ?
Le SARVI verse à la victime une avance, partielle ou intégrale, selon le montant alloué par la juridiction. Il se substitue ensuite à elle pour obtenir le recouvrement auprès du condamné, sans que la victime ait à mandater un huissier de justice. Le service agit en lieu et place de la victime, y compris lorsque la créance peut faire l’objet d’une voie d’exécution forcée. La charge des démarches incombe alors au fonds gestionnaire.
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