
Jeudi 20 février, la prestation d'Elon Musk sur l'estrade de la convention politique des conservateurs américains n'est pas passée inaperçue. Le milliardaire s'y est montré brandissant une tronçonneuse, prêtée par le président argentin Javier Milei. Un objet symbolisant les coupes budgétaires drastiques que lui demande d'opérer Donald Trump. Et force est de constater que Musk, à la tête du département de l'Efficacité gouvernementale, prend sa mission très à cœur.
Depuis l'arrivée au pouvoir de Trump, Elon Musk a ainsi mis en œuvre des mesures visant à licencier des pans entiers du personnel fédéral, rappelle France Info. Des milliers d'employés en période d'essai ont été limogés. Début février, le président américain a proposé aux plus de 2 millions de fonctionnaires de poser leur démission, en conservant leur salaire jusqu’à la fin de septembre, sous peine de risquer d’être limogés plus tard. Et ça continue : samedi, Musk a sommé les fonctionnaires fédéraux de rendre compte dans les 48 heures de leur activité récente.
Le principal syndicat de fonctionnaires fédéraux se tient prêt à riposter
L'intitulé même du mail envoyé aux employés concernés est sans équivoque : «Qu'avez-vous fait la semaine dernière ?». Le contenu va droit au but : il est demandé aux destinataires de décrire cinq tâches réalisées la semaine précédente et de mettre en copie leurs responsables hiérarchiques. Or, alors même que Musk a annoncé sur son réseau social X que «l'absence de réponse sera considérée comme une démission», le mail n'en fait aucunement mention. De nombreuses personnes risquent donc de perdre leur travail. L'AFGE, principal syndicat de fonctionnaires fédéraux, annonce qu'il contestera toute fin de contrat «illégale».
Comme l'indique Le Monde, le Pentagone et le FBI, notamment, ont demandé à leurs équipes de ne pas répondre à ce mail. «Le ministère de la défense est responsable de l’évaluation des performances de son personnel et il conduira tout examen en accord avec ses propres procédures», a ainsi écrit Darin Selnick, un responsable du Pentagone, dans un communiqué publié dimanche sur X. Selon le New York Times, le FBI, le département d’Etat et le renseignement national ont également conseillé à leurs employés de ne pas donner suite. «Le FBI, par l’intermédiaire du bureau du directeur, est chargé de toutes les procédures d’évaluation», a déclaré Kash Patel, nouveau directeur de la police fédérale, nommé par Donald Trump.


















