En ce vendredi 14 février, jour de la Saint-Valentin, vous avez peut-être l’intention d’offrir un joli bouquet de fleurs à votre bien-aimé(e) ? Méfiez-vous, les fleurs peuvent s’avérer être un cadeau empoisonné… Une enquête de l’UFC-Que Choisir, publiée ce vendredi, révèle en effet que toutes les fleurs testées contiennent des résidus de pesticides néfastes pour la santé. Dans un communiqué, l’association de consommateurs met ainsi en garde contre «une contamination massive des fleurs coupées par des pesticides, dont certains interdits en Europe, mettant en péril la santé de ceux qui les manipulent».

Pour mener cette étude, l’UFC-Que Choisir a analysé 15 bouquets de roses, gerberas et chrysanthèmes, achetés en boutique, en grande distribution, et en ligne. Les résultats sont effarants : 100% des fleurs testées sont contaminées. «Nous avons retrouvé jusqu’à 46 résidus de pesticides différents sur un même bouquet. Ces substances incluent des cancérogènes avérés et des perturbateurs endocriniens qui menacent directement la santé de ceux qui les manipulent quotidiennement», détaille l’association dans son communiqué.

Une situation «alarmante»

L’UFC-Que Choisir déplore l’absence de réglementation limitant les résidus toxiques dans les fleurs coupées et dénonce une situation «alarmante». L’association de consommateurs rappelle notamment le décès dramatique en mars 2022 d’une enfant de 11 ans, victime d’une leucémie après l’exposition in utero aux pesticides inhalés par sa mère fleuriste.

Face au «scandale sanitaire et environnemental» des pesticides dans les fleurs coupées, l’UFC-Que Choisir exige des mesures immédiates avec l’élaboration d’une réglementation stricte, mais aussi l’interdiction d’importer des fleurs traitées avec des pesticides interdits en Europe, avec un renforcement des contrôles par les autorités sanitaires et douanières.

L’association milite également pour une obligation d’étiquetage pour informer les consommateurs sur l’origine et les traitements subis par les fleurs, ainsi que l’élargissement des recherches de l’ANSES pour évaluer les risques sanitaires encourus par les consommateurs exposés aux résidus de pesticides présents dans les fleurs. Faut-il pour autant faire une croix sur le joli bouquet ? Non, mais privilégiez les fleurs biologiques et les fleurs françaises de saison !