
Un mois et demi après le lancement de la campagne de vaccination contre la grippe, le 14 octobre dernier, près de neuf millions et demi de doses ont déjà été injectées, a présenté l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). Par rapport à l’année passée, à la même période, cela représente 1,3 million de doses injectées en plus. Mais, fort de ce succès, il ne reste plus qu’1,5 million de doses dans les fonds de tiroirs.
L’USPO a ainsi pris les devants, alertant sur un risque de pénurie de doses. Une annonce se faisant en parallèle d’un autre sujet préoccupant : la disponibilité des vaccins chez les grossistes-répartiteurs a chuté de manière importante entre le 20 et le 27 novembre, pour atteindre seulement 41% des agences pour Vaxigrip, 28% pour Influvac et 41% pour Flucelvax.
Le gouvernement va agir
Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO, a expliqué les raisons de ce phénomène à franceinfo : «Beaucoup de gens plus jeunes, qui ont été malades l’an dernier, se sont fait vacciner cette année car ils ne veulent pas être de nouveau alités pendant près d’une semaine [...] Il y a peut-être eu aussi un ras-le-bol de la vaccination avec le Covid». Sous la menace d’une pénurie, le gouvernement a annoncé, samedi 29 novembre, qu’il allait débloquer des doses supplémentaires : «Pour accompagner la période des fêtes et éviter toute tension, nous libérerons progressivement les doses supplémentaires déjà sécurisées», a déclaré sur X la ministre de la Santé Stéphanie Rist.
L’État va donc utiliser les doses supplémentaires via la libération d’un stock de sécurité maintenu de côté par les pouvoirs publics. Une mesure qui tombe à pic puisque selon le bilan de Santé publique France, publié la semaine dernière, la grippe saisonnière a commencé à s’installer dans plusieurs régions de la métropole française. Pour rappel, l’épidémie de grippe avait été particulièrement sévère au dernier hiver avec plus de 17 000 décès - contre une moyenne tournant autour de 10 000.


















