
En 2025, la grippe a causé 17 600 décès en France rappelle un article de RMC publié ce 27 janvier. Les chiffres de Santé publique France témoignent de la virulence du virus et imposent la vigilance, d'autant plus qu'une circulation des virus grippaux est toujours qualifiée d'«importante» actuellement sur l'ensemble de la France métropolitaine. L'épidémie ne montrant pas de réel signe d'essoufflement, la campagne de vaccination se poursuivra donc finalement jusqu'au 28 février. L'exécutif en a fait l’annonce ce mardi 27 janvier, repoussant d'un mois l'échéance initialement fixée au 31 janvier.
Si la situation semble s'améliorer chez les adultes, les autorités sanitaires observent une dynamique différente chez les plus jeunes. Depuis la rentrée scolaire de janvier, les consultations médicales et les passages aux urgences liés à la grippe ont nettement progressé chez les moins de 15 ans. Une évolution qui alimente les craintes de Santé publique France quant à une nouvelle hausse des cas dans les semaines à venir.
Une couverture vaccinale encore jugée insuffisante
Les formes graves touchent majoritairement les personnes âgées. A l'heure actuelle, une personne sur deux admise en réanimation pour grippe a plus de 65 ans et trois quarts d'entre elles n'étaient pas vaccinées. Même si l'efficacité du vaccin est qualifiée de «modérée», Santé publique France rappelle qu'il constitue «une vraie protection pour les personnes fragiles». Fin décembre 2025, la couverture vaccinale atteignait 46,3% chez l'ensemble des publics ciblés, comme les femmes enceintes, les personnes souffrant d'obésité, de maladies chroniques ou immunodéprimées. Chez les 65 ans et plus, ce taux s'élevait à 53,3%. Des niveaux considérés comme «insuffisants au regard de l'intensité de l'épidémie observée».


















