
Helsinki mise sur le savoir-faire français. Le fabricant de drones Parrot a récemment signé un contrat de 15 millions d’euros avec la Finlande, marquant une étape majeure dans sa transition vers le marché des drones militaires et tactiques. Ce contrat porte sur le dernier-né de la société tricolore, l’Anafi UKR, un micro-drone directement inspiré des retours d’expérience du front ukrainien, rapporte BFM Business. Loin des drones de loisir qui avaient fait sa renommée, l’Anafi UKR est conçu comme un véritable outil de souveraineté, destiné à la surveillance et au renseignement tactique, permettant à la Finlande de renforcer ses capacités face aux menaces régionales.
Depuis 2023, la Finlande utilise déjà des modèles Anafi, mais avec l’Anafi UKR, elle passe à la vitesse supérieure. Ce drone n’est pas une simple évolution de la gamme existante : il a été pensé pour opérer là où les systèmes classiques échouent. Sa force réside dans son intelligence artificielle (IA) embarquée, capable de naviguer sans signal GPS, une fonctionnalité indispensable face aux brouillages russes sur le flanc est de l’Europe, soulignent nos confrères.
Leader européen de la deep tech militaire
Avec une autonomie de 70 minutes et une caméra thermique capable de détecter une présence humaine jusqu’à deux kilomètres, l’Anafi UKR offre des capacités tactiques inédites pour un appareil de cette taille. Pour Parrot, ce contrat confirme son statut de leader européen de la deep tech militaire. L’entreprise, qui a frôlé les 80 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, conçoit ses drones à Paris tout en assurant leur fabrication aux Etats-Unis ou en Corée du Sud.
La société garantit également une chaîne logicielle et matérielle sans composant critique chinois, un argument décisif pour les armées de l’Otan qui cherchent à sécuriser leur approvisionnement en équipements sensibles. Ce succès illustre la mutation stratégique réussie de Parrot, qui a su passer du marché du loisir à celui de l’équipement militaire de pointe.



















