Son séjour à Vienne, en Autriche, a été mené de façon express à la mi-novembre. Regonflé à bloc, donnant le change, Henri Poupart-Lafarge, le PDG du spécialiste des trains et tramways Alstom, est vite rentré, pour rassurer. Le site, trouvé dans la corbeille du groupe à l’occasion de son mariage avec le canadien Bombardier, est désormais sur de bons rails, promet-il. «Il y a eu des retards et des problèmes de qualité, confirme Henri Poupart-Lafarge. Nous avons transformé l’usine, tout réorganisé et digitalisé

Il faut dire que, jusqu’ici, les ouvriers autrichiens travaillaient toujours avec des documents papier. Et que les dysfonctionnements de production, nombreux, ne pouvaient plus durer dans cet important pôle en charge de la fabrication des tramways de Vienne, de Zurich ou de Bruxelles. Depuis le 5 octobre dernier, le patron de 54 ans veut désormais se raccrocher uniquement au concret, «aux sujets de fond», comme il dit. Car, ce jour-là, le célèbre fabricant de TGV a subi une sacrée douche froide.

Chute en Bourse

Alstom, après avoir prévenu qu’il lui manquerait entre 500 et 750 millions d’euros de remontées d’argent pour terminer son exercice fiscal, a en effet vu son cours de Bourse s’effondrer de 37%, en une seule séance. Du jamais-vu pour un groupe du CAC 40 depuis… Alstom, déjà, en 2003. A l’époque, le titre avait même dévissé de 50%. Les marchés s’étaient alarmés des pertes générées par la fusion, ratée, avec le suisse ABB, un spécialiste des turbines à gaz. Et il avait fallu que l’Etat évite le naufrage, en passant par la nationalisation.

© Aldino Pavone/Alstom
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