
Les salariés de Boeing vont-ils retourner au travail le 3 novembre prochain ? Tout dépendra de l’issue du vote prévu dimanche 26 octobre, qui devra déterminer si la nouvelle offre faite par la direction est suffisante. Car après plus de 80 jours de grève, la situation devient intenable au sein des usines militaires de l’avionneur américain. Comme l’a appris Le Parisien, la direction a fait une nouvelle offre avec, à la clé, des augmentations salariales, mais également des aides sociales afin de sortir de l’impasse.
Sera-t-elle suffisante ? Mercredi 22 octobre, la proposition de la direction n’avait pas convaincu et le syndicat représentatif des 3 200 salariés en grève avait refusé de soumettre ladite proposition au vote. Que s’est-il passé en 48 heures pour que le syndicat change d’avis ? Nul ne sait, mais le responsable de la branche Boeing Air Dominance, Dan Gillian, s’est dit «heureux que les dirigeants syndicaux aient finalement accepté de suivre le processus démocratique et de laisser décider de leur avenir» les salariés.
Les sites où sont fabriqués les F-15 et F-18
Dans le courrier adressé par la direction, le dirigeant fait état d’augmentations salariales, de congés, d’améliorations de la couverture santé et des cotisations pour la retraite ou encore de nouvelles primes. Cela fait 80 jours que les salariés des usines militaires de l’avionneur américain sont en grève. Au total, ils sont plus de 3 200 à Mascoutah dans l’Illinois, ainsi qu’à Saint-Louis et Saint-Charles dans le Missouri, à avoir débrayé.
Ce sont sur ces sites que sont fabriqués les avions de combat F-15 et F-18 ainsi que le système de formation pour les pilotes T-7 Red Hawk ou encore le drone MQ-25. Depuis cet été, la direction est déjà tombée d’accord avec le syndicat majoritaire, mais à chaque fois, les employés avaient voté non. L’issue sera-t-elle différente ce dimanche ? Ne pouvant pas perdre plus de temps, Boeing a embauché de nouveaux salariés pour remplacer les grévistes ainsi que le recours à des sous-traitants.
S’ils ne votent pas, les grévistes pourraient perdre aussi bien leur salaire que leur couverture maladie. En 2024, 33 000 employés de l’avionneur avaient mené une grève similaire pendant sept semaines. Ils avaient obtenu une augmentation salariale de 40% et le relèvement de la prime de ratification à 12 000 dollars. La grève avait coûté 10 milliards de dollars à Boeing.



















