La Bourse de Paris est stable ce vendredi 19 décembre, dans une séance sans publication économique majeure à l'agenda sur le Vieux Continent, le marché digérant plusieurs décisions de politique monétaire. L'indice vedette CAC 40 faisait du sur-place (+0,01%, soit 0,48 point) vers 10h, s'établissant à 8 151,12 points. A ce stade de la séance, le CAC 40 affiche un bilan hebdomadaire en progression d'environ 1%. Le marché digère une série de décisions de politique monétaire de diverses banques centrales.

Jeudi, la Banque centrale européenne (BCE) a «maintenu ses taux inchangés, relevé ses prévisions de croissance pour 2026 et 2027 et réaffirmé que l'inflation ne reviendrait à l'objectif qu'en 2028. En clair : l'incertitude est trop grande pour s'engager sur une trajectoire de baisse des taux», résume Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank. La réunion de la Banque d'Angleterre la veille a quant à elle «surpris les marchés en raison des fortes divergences d'opinions parmi ses membres concernant la poursuite de la réduction des taux directeurs», ont-ils poursuivi.

La Banque de France ajuste ses perspectives

La banque centrale suédoise, la Riksbank, a comme attendu opté pour le statu quo jeudi, laissant son taux directeur inchangé à 1,75%. De même, la banque centrale norvégienne (Norges Bank) a maintenu ses taux directeurs «à un niveau restrictif de 4%, avec toujours une baisse des taux prévue pour 2026», résument les analystes. Ce vendredi, la Banque du Japon (BoJ) a relevé son taux directeur au plus haut niveau depuis 1995, une décision largement attendue face à une inflation tenace dans l'archipel et à la faiblesse chronique du yen. En fixant son taux à 0,75%, contre 0,5% jusque-là, la Banque procède à son premier tour de vis monétaire depuis janvier.

Du côté des publications économiques en France, la dette publique s'établissait à 3 482,2 milliards d'euros à la fin du troisième trimestre, soit 117,4% du produit intérieur brut (PIB) après 115,7% au trimestre précédent, selon l'Institut national de la statistique. Du côté de la Banque de France, l'institution a relevé sa prévision de croissance à 0,9% pour 2025, et à 1% pour 2026, notamment en raison de chocs sur l'économie française aux effets moindres qu'escompté il y a quelques mois, et malgré un contexte budgétaire incertain. Sur le marché obligataire, le rendement de l'emprunt français à dix ans évoluait à 3,57% vers 10h, contre 3,56% à la clôture jeudi.

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Kering et Ipsen baissent en Bourse

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