Le 3 février dernier, les salariés d’une entreprise d’hygiène étaient invités au Fouquet’s, sur les Champs-Elysées. Champagne ! Enfin presque… Car, Covid oblige, en fait de séminaire, c’était plutôt une interminable litanie du directeur général et de quelques cadres, retransmise en visioconférence. Heureusement, pour que les salariés spectateurs ne piquent pas du nez devant leurs ordis, le patron avait embauché Christophe Beaugrand, journaliste sur LCI et animateur, entre autres, de «Ninja Warrior» sur TF1. «Christophe a assuré six heures de direct ce jour-là, c’est un vrai professionnel !», vante Yann Geneste, le directeur de TF1 Entertainment et de TF1 Factory, la filiale de la Une chargée de ce type d’événements. Prix de la prestation, laquelle comprenait la mobilisation pendant deux jours du présentateur, de moyens techniques et la location de la salle : 50000 euros hors taxes.

Des animateurs ou des journalistes de télévision qui égaient des séminaires, des tables rondes, ou qui se produisent comme conférenciers pour des entreprises, ça ne date pas d’aujourd’hui. Mais TF1, bousculé par les plateformes comme Netflix et dont les revenus publicitaires partent de plus en plus chez Google, s’est relancé récemment dans ce business avec une ambition renouvelée. Sa filiale dédiée, TF1 Factory, créée l’été dernier, n’a pas hésité, cet hiver, à bombarder des centaines d’entreprises, petites ou grandes, de courriels sans détours, comprenant, chose rare, un catalogue de 42 «animateurs et journalistes du groupe TF1» mobilisables «pour vos événements internes (animations et conférences) ou pour vos campagnes de communication (brand content, influence, campagne digitale…)».

© DR
La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement