
La Bourse de Séoul a dévissé de 7% ce mardi 3 mars à l'unisson d'une réponse des autres places asiatiques, suspendues aux développements de la guerre au Moyen-Orient. Sur la place sud-coréenne, où les échanges reprenaient après un lundi férié, l'indice vedette Kospi a lâché en clôture 7,24% à 5 791,91 points, plombé par un effet de rattrapage. A Tokyo, l'indice vedette Nikkei a chuté de 3,06% à 56 279,05 points à la fermeture, tandis que l'indice élargi Topix a perdu 3,24% à 3 772,17 points. Sydney a abandonné 1,34%, Taipei 2,20% et l'indice hongkongais Hang Seng cédait 1,13% vers 6h30 GMT.
La Bourse de Séoul avait explosé à la hausse ces derniers trimestres du fait des espoirs massifs suscités par l'IA, dépassant la semaine dernière la valeur du CAC 40. Les investisseurs continuent de jauger l'impact des perturbations sur l'approvisionnement énergétique et les routes de fret internationales. «La Corée du Sud est une économie fortement dépendante des exportations, et les signes d'escalade du conflit ont accentué l'incertitude», indique à l'AFP Kim Dae-jong, professeur de commerce à l'université Sejong.
Samsung et SK Hynix dégringolent en Bourse
Les champions des puces Samsung et SK Hynix ont dévissé de plus de 10% : ils pourraient voir leurs coûts logistiques bouleversés, et leur demandent se ternir en cas de durcissement monétaire américain face à l'inflation énergétique, de quoi affecter le financement d'une IA déjà sous pression. Par ailleurs, «le pays dépend entièrement des importations d'énergie, dont environ 70% transitent par Ormuz, ce qui rend un impact quasi-inévitable», poursuit M. Kim.
A Tokyo, les groupes exportateurs ont souffert, à l'image du constructeur automobile Toyota (6,13%). Les compagnies aériennes, bousculées par la fermeture du ciel au Moyen-Orient, ont pâti aussi, comme Japan Airlines (-6,43%) et ANA (-3,29%). L'énergéticien japonais Tepco, importateur de gaz, a lâché 4,55%. «Le principal canal par lequel le conflit au Moyen-Orient affecte les économies asiatiques est la hausse des coûts de l'énergie», qui pourrait renforcer l'inflation, ajoute Capital Economics.

















