Les Bourses asiatiques ont rebondi mercredi dans le sillage de nouveaux records à Wall Street, portées par l'espoir d'une fin du conflit entre Etats-Unis et Iran et de la réouverture du détroit d'Ormuz, tandis que les prix du pétrole ont prolongé leur repli. Les marchés asiatiques ont salué mercredi la décision de Donald Trump de suspendre son «Projet Liberté» d'escorte de navires dans le détroit d'Ormuz, le temps de voir si «un accord pouvait être finalisé et signé» avec l'Iran. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a également assuré mardi que la phase offensive du conflit avec l'Iran était «finie», pendant une conférence de presse à la Maison Blanche.

Il a également annoncé que les Etats-Unis proposeraient une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU pour «défendre la liberté de navigation et sécuriser le détroit d'Ormuz». Vers 03h50 GMT, l'indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong gagnait 0,59% à 26 051,34 points. A Taïwan à la même heure, l'indice Taiex gagnait 0,84%. L'indice composite de la Bourse de Shanghai prenait 1,27%, et celui de Shenzhen 2,36%. Les investisseurs chinois ont également bien accueilli les chiffres de l'indice d'activité des directeurs d'achat (PMI) pour les services, calculé par les agences S&P Global et RatingDog, qui démontre un 40e mois consécutif d'expansion depuis janvier 2023.

Nouveau record historique pour l'indice Kospi

La Bourse de Tokyo est fermée en raison d'un jour férié. Wall Street avait terminé dans le vert mardi, s'offrant de nouveaux records. «Les investisseurs ont trouvé un certain réconfort dans les déclarations du président Donald Trump (...) malgré les perturbations persistantes sur les routes maritimes», a commenté Fiona Cincotta de City Index. Ceux-ci «sont aussi rassurés par la poursuite des efforts diplomatiques pour résoudre le conflit», a-t-elle ajouté.

Elle a également mentionné les résultats supérieurs aux prévisions des géants américains de la tech, publiés la semaine dernière, qui ont stimulé l'appétit pour le risque. Mais le «sentiment reste fragile», selon elle. «Même les entreprises américaines pourraient être confrontées à de sérieux vents contraires si le détroit d'Ormuz restait fermé pendant une période prolongée», a averti l'analyste. Vers 03h50 GMT mercredi, l'indice Kospi de la Bourse de Séoul, qui avait déjà dépassé le CAC 40 au premier trimestre, a inscrit un nouveau record historique, en grimpant de 6,33% à 7 376,19 points.

La valeur en Bourse de Samsung Electronics passe les 1 000 milliards de dollars

La valeur boursière du géant sud-coréen Samsung Electronics a franchi la barre des 1 000 milliards de dollars pour la première fois mercredi, grâce à la demande mondiale frénétique pour les puces IA. Samsung a annoncé la semaine dernière avoir enregistré un chiffre d'affaires record au premier trimestre 2026, grâce à l'IA. Le gouvernement sud-coréen s'est engagé à faire du pays l'une des trois premières puissances mondiales en la matière, aux côtés des Etats-Unis et de la Chine. Le titre de l'entreprise a bondi près de 12% mercredi matin, et celui de son compatriote et rival SK hynix d'environ 10% dans les échanges de la matinée.

Au total, le titre de Samsung Electronics a pris plus de 300% depuis un an. Avant ces nouveaux sommets mercredi, Taiwan Semiconductor Manufacturing (TSMC) était la seule entreprise asiatique à avoir vu sa capitalisation boursière franchir la barre des 1 000 milliards de dollars, selon Bloomberg News.

Le cours du pétrole en baisse après un apaisement des tensions

Les deux principaux contrats pétroliers ont reculé mercredi, prolongeant leur repli de la veille après une hausse des cours lundi. Vers 03h50 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin, référence du marché américain, lâchait 1,78% à 100,45 dollars.

A la même heure, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet, référence du marché mondial, perdait 1,70% à 108 dollars. Les investisseurs ont vu d'un bon oeil l'annonce par Washington de la traversée de deux navires marchands dans le détroit d'Ormuz, après plus de deux mois de blocage. «Les craintes d'une nouvelle escalade des tensions qui aurait pu faire grimper encore davantage le prix du pétrole» ont été apaisées, estimait mardi Jose Torres, d'Interactive Brokers.