La nouvelle est tombée mercredi en fin de journée. L’opérateur de téléphone français Bouygues Telecom a annoncé avoir été victime d’une vaste cyberattaque visant «6,4 millions de comptes clients», parmi lesquels des IBAN. D’autres données ont également été volées comme «les coordonnées, les données contractuelles, les données d'état civil ou celles de l'entreprise si vous êtes un professionnel». Si l’opérateur a précisé que «les numéros de cartes bancaires et les mots de passe de vos comptes Bouygues Telecom ne sont pas impactés», cette fuite massive peut faire courir certains risques.

Comme l’explique MoneyVox, dans les jours à venir, les malfrats pourraient être tentés de mener à bien des fraudes par manipulation. Car si un vol de numéro de compte ne fait courir de risque direct, comme des prélèvements frauduleux, deux arnaques peuvent être particulièrement dangereuses. D’abord le faux, expliquent nos confrères. Un escroc peut se faire enregistrer en tant qu'émetteur de prélèvements et créer des mandats de prélèvements frauduleux. A ce moment-là, les comptes dont les IBAN ont été dérobés peuvent être en danger.

Surveillez les virements émis depuis l’étranger

Il y a également le détournement. Dans ce cas précis, les escrocs usurpent l’identité et l’IBAN de leur victime et peuvent alors signer un mandat de prélèvement. MoneyVox prend l’exemple d’une usurpation d’identité pour un remboursement de crédit. Il faut donc être très attentif aux appels que vous allez recevoir et surtout surveiller vos comptes en banque dans les jours à venir. Si des prélèvements sont émis depuis l’étranger, il faut immédiatement contacter votre banque et les signaler.

Nos confrères rappellent que le droit est de votre côté si vous vous en rendez compte rapidement. Les banques ont ainsi un jour ouvré pour vous rembourser en cas de prélèvement effectué sans votre autorisation. C’est d’ailleurs la menace la plus sérieuse, car selon les statistiques de la Banque de France datant de 2023, plus de la moitié des prélèvements frauduleux avaient été émis dans un autre pays de l’espace économique européen. Et si vous avez été piraté, Capital vous dit comment faire.