L’innovation est-elle le propre des génies visionnaires, qui ont su inventer des choses que personne n’avait imaginées avant eux ? C’est sans doute vrai mais un peu court. Les figures qui ont marqué l’histoire du business et de la technologie se caractérisent plus souvent par leur capacité à donner forme à des savoirs émergents mais qui n’ont pas encore trouvé de traduction concrète dans nos vies. Steve Jobs, le fondateur d’Apple, illustre cela parfaitement. Derrière l’innovation de rupture – ici, l’ordinateur et le smartphone grand public – se cache toujours une série d’innovations continues et partagées.

Brillants, audacieux, mégalos, courageux… Disney, Jobs, Gates, Watson, Morita, Michelin ou Dassault étaient un peu tout cela à la fois. A ces caractéristiques éternelles s’en ajoutent de nouvelles propres à notre époque, explique Albert Meige, directeur associé du cabinet Arthur D. Little : au XXe siècle, l’entrepreneur innovait en silo dans son secteur, en creusant toujours plus profond le même sillon. Au XXIe, il mise sur des « fertilisations croisées tirées de domaines de connaissances et de secteurs de plus en plus éloignés ».

Il doit aujourd’hui être doté d’une « méta-expertise » et donc d’une vision très large pour identifier les technologies et talents à mobiliser pour réaliser ses ambitions. A cela s’ajoute une bonne dose de créativité « indispensable pour imaginer un produit disruptif ». Un grain de folie « sans lequel il n’est pas de vision d'entreprise ambitieuse ». Et un sens du leadership qui inspire et mobilise. Autant de nouvelles caractéristiques qui évoquent l’entrepreneur le plus regardé du moment, Elon Musk.

Elon Musk, P-DG de Spacex et DG de Tesla, change les règles du jeu

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